Education

Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 07:40

Ce droit de l'hommiste,anti-raciste,de gôôôche,immigrationniste...enfin "apôtre" de la pensée unique pour raison de réussite sociale et enrichissement facile,a été pris la main dans le "pot de confiture".Pour être pris,faut sans doute être très gourmand et très "con".

Un enseignant de l'université de Paris-XIII a été mis en examen pour "trafic d'influence", soupçonné d'avoir joué un rôle dans des inscriptions frauduleuses d'étudiants chinois, a-t-on appris aujourd'hui. Arezki Dahmani, enseignant en économie, a été mis en examen pour "trafic d'influence passif par personne chargée d'une mission de service public" le 30 juin, a indiqué le parquet. Il a été placé sous contrôle judiciaire.

En mai, cet enseignant avait été exclu trois ans "de tout établissement d'enseignement supérieur", avec suppression de son salaire. Cette sanction avait été prise par le Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche (Cneser), une instance représentative ayant des compétences disciplinaires. Un responsable au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche avait alors expliqué que le professeur "aurait court-circuité les procédures d'admission, en faisant parvenir à des étudiants chinois des dossiers d'inscription directe, en dehors de la commission d'admission prévue par la réglementation".

L'avocat de M. Dahmani, Me Méhana Mouhou, avait alors affirmé que ce dernier contestait "totalement tout ce qu'on (pouvait) lui reprocher". L'enseignant a depuis fait appel devant le conseil d'Etat de la sanction du Cneser, selon une source proche du dossier.

A la suite de la divulgation en 2009 de fraudes à l'inscription d'étudiants chinois à l'université de Toulon, Valérie Pécresse, alors ministre de l'Enseignement supérieur, avait demandé à toutes les universités de vérifier leurs procédures d'admission en la matière.

A Paris-XIII, dont le principal site est à Villetaneuse (Seine-Saint-Denis), des soupçons de fraudes avaient alors été mis au jour, puis l'université avait porté plainte en justice en 2010, notamment pour "corruption" et "escroquerie". Elle avait alors précisé que deux administratifs avaient été sanctionnés et un enseignant renvoyé devant une commission disciplinaire.

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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 18:11

Nouveau : un blog de réinformation scolaire - Créé par Claude Meunier-Berthelot, juriste de formation, qui a fait toute sa carrière dans l’Education Nationale.
Conférencière, Cl. Meunier-Berthelot est aussi l’auteur des ouvrages suivants consacrés à l’éducation et publiés aux Editions des Trianons :
. "Bas les masques de la désinformation sur l'école" ° *
. "Réponse à la lettre de Luc Ferry… pour ceux qui aiment les écoliers"
. "Le trompe-l'oeil de l'éducation…ou de l'art de masquer la destruction méthodique de l'institution scolaire" °
. " Le trompe-l'oeil de l'éducation… la dernière couche par Claude Allègre, le vernissage par Jack Lang " *
(° Courts extraits publiés sur le blog. * En vente notamment chez Chiré).


contact:
http://www.le-blog-de-claude-meunier-berthelot.com/

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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 16:37

                                                           Le pire est de plus en plus sûr: Enquête sur l'école de demain

                                                                                   PRIX:9,00 euros

« Septembre 2020 : Hugo entre en 6ème. Il vient de fêter ses onze ans, mais il n’y a là rien d’impressionnant. Pas de passage de l’école primaire au collège, pas de multiplication des professeurs en fonction des matières. En fait, l’école a tant changé que son organisation n’a plus rien à voir avec ce qu’a pu connaître Victor, son frère aîné, qui vient d’obtenir le baccalauréat sur la base du contrôle continu. Encore moins avec ce qu’ont connu ses parents, qui ont fréquenté le collège entre 1985 et 1989. D’ailleurs, eux sont un peu perdus : l’école du « socle commun » commence désormais à cinq ans et se poursuit jusqu’à seize ans dans la même structure. La seule chose que savent ces parents inquiets, c’est qu’il faut s’y prendre très tôt pour inscrire son enfant dans les meilleures écoles, tant les différences entre établissements sont désormais un fait acquis. Plus question de laisser son enfant dans l’école du quartier sous prétexte que c’est plus pratique. La réussite se prépare tôt. Mais elle coûte cher… »

     Fiction provocante ? Non. La logique des réformes, anciennes et récentes, travaille déjà à la reconfiguration de l’institution scolaire, mais qui veut l’admettre ? C’est par ce récit d’anticipation fondé sur les réformes en cours et les programmes politiques des différents partis que Natacha Polony nous ouvre les yeux. Le pire est de plus en plus sûr, nous sommes déjà dans l’école d’après l’école de la République, celle des gestionnaires qui méprisent l’enseignement. Les vieilles querelles françaises sur les méthodes et les programmes sont désormais caduques, remplacées par une vulgate internationale préoccupée de performance immédiate et peu soucieuse des risques de délitement de la Nation. Il est encore temps de prendre conscience de la grande transformation en cours et de mettre en place des contre-feux. 

     Née en 1975, Natacha Polony est journaliste au Figaro. Agrégée de lettres et ancienne élève de l’Institut d’études politiques de Paris, elle est l’auteur de Nos enfants gâchés. Petit traité sur la fracture générationnelle (Lattès, 2005) et L’Homme est l’avenir de la femme (Lattès, 2008). Elle tient un blog très consulté : « Eloge de la transmission ».

Biographie de l'auteur

Natacha Polony a publié Nos Enfants gâchés : Petit traité sur la fracture générationnelle (Lattès, 2005), prix du premier essai à la Forêt des Livres 2005, et M(me) le Président, si vous osiez… (Mille et une nuits, 2007).

NATACHA POLONY : CRAINDRE LE PIRE ET ESPÉRER LE MEILLEUR

Journaliste, ancienne enseignante et passionnée par la transmission des savoirs, Natacha Polony est l’auteure d’un scénario catastrophe pour l’école de demain : « Le pire est de plus en plus sûr », une enquête d’anticipation qui tire la sonnette d’alarme. Mère de deux enfants, elle nous raconte son rapport à la famille et nous parle de l’école sans langue de bois.
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Côté Mômes : Dans votre livre, vous décrivez l’école du futur comme une véritable catastrophe. Est-ce la journaliste, l'enseignante ou la mère qui s’inquiète ?

 

Natacha Polony : C’est avant tout la journaliste qui parle dans ce livre. Mon fils est en maternelle, ma fille a trois mois et demi, ils ne sont pas encore vraiment concernés par l’école ! J’ai tendance à penser que mes enfants ont la chance d’être dans une famille qui a un capital culturel qui leur permettra de s’en sortir. Quand j’écris sur les failles de l’école, ce n’est pas pour mes enfants, c’est pour tous ceux qui vont être en difficulté parce qu’ils n’ont que l’école pour apprendre.

 

C.M. : Pourquoi choisir de publier ce livre maintenant ?

 

N.P. : Tout le travail que je fais depuis des années sur l’école me montre qu’on est à une période charnière : Les réformes qui sont prises actuellement et celles qui sont en projet pour les années à venir vont changer radicalement la donne. Enormément de livres sont publiés sur l’école chaque année, mais j’ai trouvé qu’aucun ne mettait en avant ce basculement là. Depuis quelques années, on patine sur l’analyse. L’enseignement par compétence et l’autonomie des établissements sont en train de renvoyer aux oubliettes de l’histoire l’école républicaine. L’école est un lieu essentiel pour la formation de la nation. Abandonner cela, c’est potentiellement extrêmement dangereux. Le rôle premier de l’école, ça devrait être l’émancipation par le savoir, pour fabriquer des Hommes libres. C’est ce que j’ai voulu montrer.

 

C.M. : D’après vous,  que faire pour ramener ces valeurs au centre de la pédagogie scolaire ?

 

N.P. : Tout simplement remettre la transmission des savoirs au centre de l’école.  Il ne s’agit pas de revenir à une école à l’ancienne ! Jusqu’à la mise en place du collège unique, l’école était injuste, puisque les élèves n’avaient pas du tout les mêmes parcours en fonction de leur rang social. Il faudrait refonder la méritocratie républicaine, en la rendant juste, c’est à dire réellement fondée sur le mérite, tout en enseignant avec des méthodes rigoureuses et progressives. Et enfin, il faudrait réhabiliter l’autorité  à l’école. Là, on pourrait fonder un modèle éducatif formidable.

 

C.M. : En Angleterre, il est question de remettre la discipline au goût du jour, d’une manière assez radicale. Le gouvernement est parti du constat que le corps enseignant était trop féminisé, et veut mettre en place un recrutement des profs dans l’armée. Qu’en pensez-vous ?

 

N.P. : Dit comme ça, ça a l’air absolument monstrueux. Mais la féminisation du corps enseignant pose un problème, qui n’a rien à voir avec les compétences des uns et des autres : en fait, parce que les professeurs sont en majorité des femmes, les petits garçons ont tendance à considérer que le savoir est quelque chose de féminin. Or l’échec scolaire est nettement plus important chez les garçons… Si le corps enseignant était plus mixte, peut-être que les petits garçons trouveraient un enseignant auquel ils pourraient s’identifier, alors qu’actuellement ils ont le sentiment que l’école est un domaine fait pour les filles. Le savoir est mixte, et c’est important que la mixité soit partout. Ceci dit, recruter des militaires pour faire la classe, c’est réellement excessif ! 

« Être mère a toujours été une évidence pour moi. J’ai envie de transmettre à mes enfants ma vision du monde. »

C.M. : N’avez-vous vraiment aucune inquiétude pour la scolarité de vos propres enfants ?

 

N.P. : Si, bien sûr ! On ne maîtrise jamais tout, et l’école fait partie de ce qu’on ne peut pas contrôler. Mais je pense que nous sommes dans système qui ne favorise que les gens déjà favorisés. C’est très inégalitaire.

 

C.M. : Vous avez inscrit votre fils à l’école publique alors ?

 

N.P. : J’ai voulu inscrire mon fils à l’école publique, mais ça été plus compliqué que prévu… On m’a dit qu’il y avait trop de demandes, et qu’on ne pouvait pas me garantir une place pour lui. La maternelle n’étant pas obligatoire, j’ai dû l’inscrire dans une école privée. Ca prouve qu’on est dans un système qui marche sur la tête !

 

C.M. : Qu’est-ce que la parentalité a changé à votre vision de la famille ?

 

N.P. : Avoir des enfants a toujours été une évidence pour moi. Nous héritons d’une histoire, et nous la transmettons à la génération suivante. J’ai envie de raconter à mes enfants quelque chose sur le monde dans lequel ils vivent. Je ne sais pas ce qu’ils en garderont, et c’est justement ce qui est incroyable. Lorsqu’on devient parent, on découvre évidemment des choses qu’on ne connaissait pas jusqu’alors. La dimension affective par exemple est toute nouvelle ! J’ai découvert un amour inimaginable pour ces petits êtres.

 

C.M. : Quel genre de mère êtes-vous ?

 

N.P. : J’essaye d’être une mère stricte, qui sait imposer des règles. Même quand ça me fend le cœur, et que je dois me positionner comme celle qui fait pleurer, je le fais quand même, parce qu’à mon sens c’est ça l’éducation. Je pense que les parents qui veulent absolument que leur enfant les aime à tout prix sont dans un positionnement assez narcissique. Il faut assumer, non pas la figure du méchant, mais la figure de l’autorité.

 

C.M. : Selon vous, où s’arrête votre rôle de mère, et où commence le rôle de l’école ?

 

N.P. : Mon rôle de mère, c’est d’inculquer à mes enfants qu’ils ne sont pas le nombril du monde. Limiter leur toute puissance, leur apprendre qu’il y a des règles parce que l’autre existe. Mais j’ai bien conscience que si je leur apprends cela, tous les parents ne l’apprennent pas aux leurs. L’école ne peut pas compenser ça, mais elle a la possibilité de donner un cadre. L’école doit être une institution sûre d’elle-même, qui n’a pas peur d’imposer ses règles.

 

C.M. : La société dans laquelle vos enfants vont grandir vous inquiète-t-elle ?

 

N.P. : J’ai très peur que mes enfants grandissent dans une société de décivilisation. Nous sommes dans des rapports humains de plus en plus violents, nous réinventons la barbarie. Je ne veux pas qu’un jour, parce que mon enfant aura mal regardé quelqu’un dans la rue ou aura refusé de donner une pièce de monnaie, prenne un coup de couteau. Je trouve que les individus ont tendance aujourd’hui à oublier l’empathie, l’humanité. Ca me fait peur.

 

C.M. : Vous remplacez dans l’émission « On est pas couché » Eric Zemmour et sa vision traditionnaliste de la famille – papa travaille, maman pouponne… Etes-vous là pour prendre le contre pieds de son discours ?

 

N.P. : Je n’ai rien d’une femme au foyer ! Ceci dit, je pense que le père et la mère ne doivent pas être confondus. A mon sens, la figure paternelle représente la loi, alors que la figure maternelle est forcément plus dans l’empathie, et la fusion avec ses enfants. Ca ne veut pas dire que le père ne change pas les couches ! Chez moi, c’est mon mari qui fait les courses, la cuisine, la moitié du ménage… Mais pour autant, c’est lui qui sanctionne.

 

C.M. : Dans une famille, vous pensez que l’autorité ne peut pas venir de la mère ?

 

N.P. : Si, je suis stricte et autoritaire avec mes enfants. Mais je vois bien dans les yeux de mon fils que son père est son modèle, et qu’il ne teste pas ses limites.

 

C.M. : Vous arrive-t-il de « menacer » en invoquant l’autorité du papa ?

 

N.P. : Et oui ! « Attention à toi, si papa voit ça… » Justement, on se partage les rôles, mais notre relation avec les enfants n’est pas la même. Une mère porte ses enfants, et développe une relation fusionnelle avec eux, tandis qu’un père doit construire cette relation. Et ça n’est pas un problème, au contraire ! Mon mari est un père extrêmement présent, et il a un côté très papa-poule. Je trouve que ce lien entre le père et l’enfant est sublime, et c’est dommage que certains pères envient à la mère de leur enfant leur relation fusionnelle avec lui.

 

C.M. : Quand on devient parent, on se retrouve face aux héritages culturels de ses parents. Quelles sont les valeurs transmises par vos parents que vous voulez enseigner à vos enfants ?

 

N.P. : J’ai reçu de mes parents un sens de la conscience morale fort. J’ai été éduquée avec des principes moraux très stricts, on m’a très vite appris que mes actes ont des conséquences qui rejaillissent sur les autres. Et c’est ce que je veux transmettre à mes propres enfants. C’est très important qu’ils comprennent sont responsables de leur comportement vis-à-vis des autres.

 

C.M. : Pour vous, qu’est-ce qu’une bonne mère aujourd’hui ?

 

N.P. : C’est avant tout assumer sa position d’adulte. Une mère qui ne quémande pas l’amour de ses enfants, et qui n’est pas une copine non plus. Une bonne mère, à mon sens, se sent légitime à transmettre une certaine conception du bien à son enfant.

Article de Clarence Edgard-Rosa

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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 15:13

lu sur causeur.fr,cet article interessant:

Le harcèlement, enfant naturel du laxisme

L’école doit être juste, mais sévère .

L'élève Ducobu.

Après une série de sinistres faits divers (dont le plus récent concerne le suicide d’une collégienne de 12 ans), le ministère de l’Éducation a décidé de faire campagne contre le “harcèlement à l’école”, qui toucherait environ un enfant sur dix du primaire au collège. Le problème du harcèlement révèle, parmi d’autres symptômes, la violence et l’incivilité qui gangrènent nombre d’établissements.

Ce phénomène s’aggrave au fil des ans. Et si certains acteurs de l’éducation s’empressent de le mettre sur le compte des suppressions de postes – il est vrai que les classes sont souvent surchargées et les surveillants en sous-nombre pour un travail de plus en plus important1- le problème majeur auquel le ministère ne s’attaque que trop peu reste le laxisme et la démission des acteurs de l’éducation.

Travaillant moi-même dans deux collèges publics, je peux observer leur (dys)fonctionnement de près. Les élèves perturbateurs, réfractaires à l’autorité, adoptent les mêmes comportements et commettent les mêmes délits (se bagarrer, insulter un professeur, sécher les cours, fumer du cannabis, etc). Mais, tandis que dans l’un (situé dans les beaux quartiers de la capitale), l’autorité s’exerce avec fermeté et réactivité, dans l’autre, moins favorisé, règne un fort sentiment d’impunité chez les élèves. La faute à une administration permissive qui rechigne à réagir, à sanctionner, et préfère “dialoguer” ou attendre que ça passe…

Or, la sévérité permet d’instaurer une atmosphère propice aux études, à la cordialité, établissant un rapport assaini entre élèves et adultes. Inversement, le laxisme et l’absence de sanction produisent une ambiance délétère où le respect ne se gagne qu’à travers de perpétuels rapports de force, où les problèmes de harcèlement, de violence, d’absentéisme et d’incivilités sont le lot quotidien des professeurs et des “assistants d’éducation”. Le CPE (“Conseiller Principal d’Rducation”, nouveau nom donné à l’ancien “surveillant général”, comme s’il ne s’agissait plus de s’assurer de la discipline de l’élève, mais de le “conseiller”, voire d’être à son service) et les proviseurs ont un rôle primordial à tenir dans la garantie de l’ordre et de la discipline. Ils n’ont pas vocation à être “sympas” ou “à l’écoute” de l’élève mais doivent exprimer l’intransigeance de l’adulte en charge de faire respecter le réglement intérieur. Sans quoi tout est permis.

Il existe un Observatoire du laxisme à l’école, qui publie virtuellement des textes rédigés par des professeurs. Leur fatigue et leur colère est parfaitement légitime. Tout simplement car la relation de l’adulte à l’adolescent ne devrait pas se caractériser par le dialogue mais par l’autorité, nécessaire à la transmission. Les adolescents n’ont pas à être les interlocuteurs des enseignants : ce sont leurs élèves, censés recevoir l’héritage du savoir et de la culture. Il est sidérant de devoir rappeler que l’éducation n’est pas une affaire d’échange et de réciprocité, mais d’abord une histoire de discipline, qui requiert la rigueur et l’obéissance de l’élève, suivant le schème d’une relation foncièrement inégalitaire et non-démocratique. L’élève a des droits, mais surtout des devoirs : ceux de la politesse et de la déférence envers l’adulte. Ces considérations sonnent comme des évidences à replacer au centre du débat. Les parents devraient eux aussi en prennent clairement conscience. Les téléphones portables et autres Ipad qui envahissent cours de récréation et salles de classe illustrent la faillite de l’éducation parentale. Les mots d’ordre de l’adolescent pourri-gâté deviennent ceux de la société de consommation : “je veux”, “je désire”. Rien ne s’oppose plus au savoir que l’impératif de la jouissance immédiate et de l’avoir.

Pour lutter contre le laxisme à l’école et ses conséquences funestes, il faudrait opérer d’urgence une refondation radicale du système scolaire. A cet égard, pour remonter aux sources de la catastrophe, on conseillera le récent ouvrage de Jean de Viguerie, Les Pédagogues. Cet excellent essai revient notamment sur la notion d’utopie pédagogique, un héritage de la pensée des Lumières, dont nous vivons actuellement l’échec.

  1. Il est significatif que l’appellation officielle du surveillant soit désormais celle d’assistant d’éducation, sa vocation n’étant plus de surveiller mais de contribuer à l’éducation d’adolescents en manque de repères et auxquels les règles élémentaires du savoir-vivre font cruellement défaut

à Lire d'urgence pour les parents inquiets:                                  

L'Eglise et l'Education Les pédagogues : Essai historique sur l'utopie pédagogique

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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 08:12

                                                                  Les pédagogues : Essai historique sur l'utopie pédagogique

                                                                                                 prix:14,OO euros

Résumé

Déplorant l'état de l'enseignement en France, l'essai met en cause, non pas les réformes successives, mais plutôt le système des pédagogues et l'idéologie qui réglementent l'enseignement. Evoquant C. Freinet, P. Meirieu, J. Piaget ou encore A. Ferrière, l'auteur condamne un système utopiste qui annonce la réussite de tous mais proscrit les moyens d'apprendre et dévalue le savoir.

Quatrième de couverture

On déplore aujourd'hui en France et dans bien d'autres pays la faillite de l'éducation officielle. Jean de Viguerie, dans cet essai, éclaire parents et professeurs sur les origines du désastre. Les principaux responsables sont les pédagogues. Les innombrables réformes de l'enseignement, accomplies par les pouvoirs publics depuis un demi-siècle, ne représentent que la cause immédiate. Les pédagogues contemporains bien connus, Freinet, Ferrière, Piaget, Meirieu, se réfèrent toujours à ceux des siècles passés, comme Érasme, Comenius et Jean-Jacques Rousseau. Le système utopiste, mis au point au cours du temps, est devenu aujourd'hui doctrine d'État et réglemente l'enseignement dans une grande partie du monde. On doit en démasquer le mensonge. L'utopie pédagogique annonce la « réussite de tous » mais, en même temps, elle proscrit les véritables moyens d'apprendre et dévalue le savoir. Elle se targue de placer l'enfant au coeur du système scolaire - l'enfant « sujet » et non « objet » - mais en même temps elle lui refuse l'intelligence innée, la mémoire et l'appétit de savoir. Elle s'empare de lui, le façonne et le manipule. Toute la faillite vient de là. Libérons l'enfant de sa tutelle oppressive en en dénonçant l'utopie.

Le sujet n’est pas directement religieux, mais il concerne quand même les catholiques français qui bénéficient d’un important réseau d’écoles diocésaines et indépendantes. Dans un ouvrage publié par les éditions du Cerf (propriété des Dominicains), le professeur Jean de Viguerie, historien des Lumières et de l’éducation (il a consacré sa thèse à ce sujet) s’attaque à l’utopie des pédagogues qui, d’Erasme (oui, cela remonte loin) à l’inévitable Philippe Meirieu, détruisent les enfants qui leurs sont confiés. C’est une sorte de petit musée des erreurs à éviter que propose Jean de Viguerie.

A sa façon, claire et argumentée, s’appuyant sur une philosophie réaliste (c’est un ancien élève du thomiste Louis Jugnet) et une foi solide, il aborde les erreurs d’Erasme, Coménius, des pessimistes, de Locke, de Jean-Jacques Rousseau, de Condorcet, de Victor Considérant, des chantres de l’« éducation nouvelle » et termine par Philippe Meirieu, toujours en place aujourd’hui. De manière différente, avec des accents divers, s’appuyant parfois sur des intuitions justes mais non ordonnées, ces hommes ont pour point commun de proscrire les véritables moyens d’apprendre, ceux qui tiennent compte de la nature de l’enfant, pour les remplacer par des théories souvent fumeuses qui transforment les enfants en sujet d’expérimentation.

A l’intelligence innée, au rôle primordiale de la mémoire, à la soif d’apprendre, les utopistes de l’éducation préfèrent annoncer la réussite de tous par l’auto-enseignement de l’élève qui doit faire émerger de lui-même la matière même de son apprentissage. Pour Jean de Viguerie, l’échec actuel de l’Éducation nationale repose sur le règne absolue de l’utopie pédagogique qui s’empare de l’enfant, « le façonne et le manipule ». En dénonçant les causes de cet échec, l’auteur nous montre que l’on pose le premier pas en vue d’une libération.  Jean de Viguerie note d’ailleurs que l’émergence de plus en plus importante des écoles indépendantes est un premier facteur de cette libération. Un livre essentiel, à lire absolument.(riposte catholique)

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les livres d'Hervé Ryssen sont arrivés : prix unique 26,00 euros                                         

    

  

 

            

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