ECONOMIE

Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 14:17

100% de Halal en Île-de-France : Un communiqué de la Chambre d'agriculture d'lle-de-France confirme l'affirmation de Marine Le Pen

 

Trois jours après la déclaration de Marine Le Pen, selon laquelle toute la viande distribuée en Île-de-France est halal, la Chambre d'agriculture d'Île-de-France a confirmé aujourd'hui dans un communiqué que 100% de la viande abattue en Ile-de-France l'était selon les traditions musulmane et juive :

 

"100% de la viande abattue de façon rituelle en Ile-de-France !

L’Ile-de-France compte à ce jour 5 abattoirs dont un spécialisé dans la viande de porc.
Les quatre autres abattent les cheptels exclusivement de manière rituelle : 100% de la viande abattue en Ile-de-France l’est selon les traditions musulmane et juive.

Aucun choix n’est donné aux éleveurs franciliens qui doivent franchir les limites de la région pour bénéficier d’un abattage traditionnel. Leurs animaux doivent être transportés sur des centaines de kilomètres, abattus en province, les carcasses devant être rapatriées pour le conditionnement et la distribution en Ile-de-France. Quelle perte de temps et d’argent ! A l’heure des circuits courts, c’est un comble !

Mais pourquoi ?
Par le passé, les abattoirs franciliens étaient gérés par les communes. Le désengagement des municipalités a vu peu à peu l’ensemble de l’abattage francilien confié à des opérateurs privés.
Pour des raisons de simplification des process et poussés par la réduction des coûts, ces derniers se sont tournés vers un procédé unique d’abattage rituel, délaissant, de fait, la méthode traditionnelle, au mépris de la réglementation qui impose un ‘’étourdissement’’ préalable des animaux et avec le consentement coupable des services de l’Etat.
Les abattoirs franciliens représentent cependant moins de 2 % de la consommation francilienne de viande.

Et dans tout ça, le consommateur a-t-il le choix ? Pas vraiment…
Plus inquiétant encore, les
consommateurs souffrent d’une mésinformation sur les produits qu’ils achètent au quotidien : en France on estime que 30% de la viande est abattue selon les rites musulman et juif alors que la demande ne représente que 7% ; 23% sont donc commercialisés comme de la viande ‘’traditionnelle’’…

Donnons le choix à nos éleveurs et à nos consommateurs !

Les problèmes d’abattage en région Ile-de-France ont longtemps été le cheval de bataille de la Chambre Interdépartementale d’Agriculture d’Ile-de-France et de la Maison de l’Elevage. Néanmoins, ce phénomène prend de l’ampleur sur fond d’élection présidentielle et il est temps de réagir !

Les éleveurs devraient pouvoir choisir leur mode d’abattage tout comme les consommateurs devraient pouvoir choisir leurs produits en toute connaissance de cause : les viandes devraient bénéficier d’un affichage clair en la matière. Quant aux abattoirs, ils devraient être soumis aux mêmes conditions de contrôle que celles imposées aux exploitations d’élevage par les services de l’Etat !"

 

(Fin de citation)

 

Selon Le Figaro, lors d'une visite au marché d'intérêt national de Rungis, Nicolas Sarkozy a critiqué aujourd'hui "la polémique" déclenchée par la présidente du FN sur la viande halal, une "polémique" qui "n'avait pas lieu d'être". "Ce que dit Mme Le Pen est faux", a-t-il ajouté.

 

Dimanche, gouvernement et professionnels avaient réfuté en bloc les affirmations de Marine Le Pen selon qui toute la viande distribuée en Ile-de-France serait, à l'insu des consommateurs, «exclusivement» de la viande halal.

 

Par over - Publié dans : ECONOMIE - Communauté : Le Sarmiento
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Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 07:52

http://verslarevolution.hautetfort.com/archive/2011/12/16/les-banquiers-sont-les-dictateurs-de-l-occident.html

La Russie réarme, les Etats-Unis et  l'Europe désarment .

 

Le bon vieux temps selon Ronald...

 

Pour un peu, on se croirait revenu à la guerre froide.

L'annonce de Vladimir Poutine ressemblerait au début d'une nouvelle course aux armements, si nous étions encore dans le monde bipolaire des années 1947-1991 :

« Au cours de la prochaine décennie, plus de 400 missiles balistiques intercontinentaux, huit croiseurs sous-marins lance-missiles stratégiques, près de 20 sous-marins polyvalents, plus de 50 navires de surface, une centaine d'appareils spatiaux militaires équiperont l'armée russe.

En outre, plus de 600 avions modernes, dont des chasseurs de cinquième génération, plus de mille hélicoptères, 28 régiments de systèmes de missiles sol-air S-400, plus de 2.300 chars modernes, près de 2.000 canons automoteurs équiperont l'armée. »

Le futur président russe « a avancé un montant de 590 milliards d’euros pour moderniser les forces armées russes (...) En fait, un tel plan, chiffré à 474 milliards d’euros, a déjà été adopté l’an passé. Par conséquent, Vladimir Poutine ne fait que le prolonger et l’accentuer en rajoutant quelquels dizaines de milliards supplémentaires. »

Pourquoi ?

« Nous constatons l’émergence continue de nouvelles guerres régionales et locales (...). De nouvelles zones d’instabilité et de chaos délibérément orchestré émergent. Il existe des tentatives d’initier de tels conflits aux frontières mêmes de la Russie et de ses alliés (...).

Les principes de base du droit international sont dégradés et érodés, notamment en matière de sécurité internationale (...). Dans ces circonstances, la Russie ne peut pas s’appuyer sur les seuls canaux diplomatiques et économiques pour résoudre les conflits. Notre pays doit développer de manière suffisante son potentiel militaire dans le cadre d’une stratégie de dissuasion. C’est une condition indispensable pour que la Russie se sente en sécurité et que nos partenaires écoutent les arguments de notre pays.

Les vastes ressources investies dans la modernisation de notre complexe militaro-industriel et dans le rééquipement de l’armée doivent servir de carburant au moteur de notre modernisation économique, afin de créer de la croissance et une situation dans laquelle les dépenses gouvernementales financent de nouveaux emplois, soutiennent la demande du marché et facilitent la recherche scientifique. »

Mais cet écho de guerre froide n'est bien qu'une illusion, complètement anachronique.

Le Département américain de la Défense annonce en effet, pour sa part, que :

« Plus de 11.000 soldats américains stationnés en Allemagne et en Italie vont être rapatriés aux Etats-Unis, conséquence directe des restrictions budgétaires et des nouvelles priorités stratégiques nationales (...).

Deux brigades lourdes de combat, comprenant chacune 3.850 hommes, vont être retirées d'Allemagne en 2013 et 2014.

Elles seront dissoutes dans le cadre de la réduction du format de l'armée de Terre américaine, qui passera de 565.000 à 490.000 soldats en 2017.

Quelque 81.000 militaires américains sont actuellement présents en Europe. Parmi eux se trouvent 41.000 soldats de l'US Army, principalement stationnés en Allemagne.

Les deux brigades, équipées notamment de chars de bataille M1 Abrams, ont été choisies au profit de deux autres brigades de combat plus légères et mobiles - et donc plus adaptées à la nouvelle stratégie américaine - qui resteront en Europe. L'une, en Allemagne, est équipée de véhicules blindés Stryker tandis que l'autre, en Italie, est une unité aéroportée. »

Il y a seulement un mois, le secrétaire à la Défense ne parlait que de 7.000 hommes. Au rythme où vont l'obsolescence des matériels américains, la contestation en interne du budget militaire des Etats-Unis et surtout ce qui la motive (la crise économique), de combien sera-t-il question dans un an ou deux ?

Les derniers soldats américains ont quitté l'Irak il y a deux mois.

En Afghanistan, malgré l'annonce, au mois de décembre 2009, de l'envoi de 33.000 renforts obamiens, il ne reste que 90.000 militaires étasuniens (chiffre qui devrait tomber à 68.000 à la fin de l'été prochain) et, à l'avant-veille du retrait programmé de toute force de l'OTAN en 2014, on peut douter de la capacité, voire de la volonté des 171.000 soldats d'une armée afghane contre nature, formatée à l'occidentale et multiethnique, à prendre à terme la relève, sauf peut-être pour attaquer le Pakistan.

Au Kirghizstan, l'Oncle Sam vient d'être poliment mais fermement invité à fermer sa base aérienne de Bichkek à l'été 2014.

Et j'en oublie, sûrement.

C'est le reflux global, sous prétexte de redéploiement stratégique vers l'Asie et les technologies de pointe, auquel certains croient (« sont trop forts, ces Ricains, y a forcément une stratégie, puisqu'ils le disent ») et d'autres, beaucoup moins.

Tout cela traduit une perte de puissance générale, qui défraie désormais la chronique. La Russie, elle, croise les Etats-Unis dans l'escalier. Elle monte, ils descendent.

Et pendant ce temps, que fait la Chine ? A votre avis ?

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Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 07:33

                                                                  La TVA, invention française, révolution mondiale : L'aventure de Maurice Lauré

                                                                                             PRIX:18,00 euros

Présentation de l'éditeur

Comment l'invention d'un économiste français a-t-elle pu
devenir, en quinze ans à peine, l'impôt le plus célèbre du
monde ? Véritable "révolution fiscale", la TVA a été inventée
dans les années 1950 par le français Maurice Lauré pour
s'étendre ensuite à 153 Etats du globe, y compris l'Inde, la
Chine et le Japon. Aujourd'hui plus que jamais, elle est au
coeur du débat fiscal avec en particulier la réflexion sur la
TVA sociale. De son combat acharné contre une
administration fiscale jugée à l'époque irréformable à la fraude
massive à la TVA européenne contre laquelle il alertait déjà
ses contemporains, de la création de la Direction générale des
Impôts à la présidence de la Société Générale, Maurice Lauré
cet ouvrage décrit le parcours du grand économiste et chef
d'entreprise français Maurice Lauré. Il porte, en outre, un
éclairage unique sur la genèse et l'actualité de la TVA, cet
impôt efficace et simple, devenu la référence des économies
du monde entier mais aussi, à ses propres dépens, un
instrument hautement lucratif au service du crime organisé...

Biographie de l'auteur

Denys Brunel est ingénieur de l'école centrale Paris, docteur ès
sciences économiques. Ancien maître d e conférence à Paris-
Dauphine, il enseigne aujourd'hui la finance d'entreprises.
Après une carrière à la direction de plusieurs grands groupes
français, il est recruté par Maurice Lauré en 1981 pour prendre
la direction générale du groupe Nouvelles Galeries (Nouvelles
Galeries, BHV, Uniprix, Cofinoga), et présider sa filiale de
crédit, Cofinoga.
Par over - Publié dans : ECONOMIE - Communauté : Vu de droite
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Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 06:28

Synthèse des travaux du colloque « Peut-on raisonnablement calculer lecoût de l'immigration ? »

Le 16 février, l’Institut de géopolitique des populations a organisé un colloque sur « Peut-on raisonnablement calculer le coût de l’immigration ? » Voici un premier compte rendu de ses travaux.

Pourquoi ce colloque ? Pour hâter une prise de conscience collective des coûts, écrasants, d’une immigration incontrôlée qui détruit peu à peu la France.

Le Tableau de bord de l’Immigration en chiffres présenté en introduction illustre tout le drame français : une immigration annuelle qui ne faiblit pas, avec des entrées annuelles de 200.000 personnes environ, 250.000 au moins avec l’immigration clandestine ; une immigration familiale proche de 100.000 par an ; une immigration par mariage soutenue, proche de 50.000 par an, qui renforce l’implantation de l’Islam en France ; des naturalisations à haute dose, 100.000 personnes par an, qui créent peu à peu un peuplement de substitution. En bref, les frontières de la France sont de véritables passoires à l’immigration.

— La poursuite de l’immigration, une malchance pour les immigrés eux-mêmes

On retiendra d’entrée de jeu l’approche originale et humaniste du professeur Bichot qui s’attache à décrire les coûts supportés par les immigrés eux-mêmes. En fait, il va plus loin et dénombre quatre catégories de populations qui supportent l’impact de l’immigration, à savoir : les migrants eux-mêmes ; les habitants du pays de départ ; les autochtones du pays d’arrivée ; mais aussi les immigrés déjà installés et les allochtones de la seconde génération dont le taux de chômage est particulièrement élevé. Il en ressort qu’à divers titres tous sont plus ou moins victimes de coûts financiers mais aussi de coûts psychologiques ou sociologiques. En conséquence, loin d’être une bonne affaire, loin d’être une chance comme les naïfs ou les cyniques de la gauche l’ont répété à satiété, l’immigration est une malchance pour tout le monde. L’immigration, ce n’est pas la solution, c’est le problème.

— Coût de l’immigration installée : 72 milliards d’euros

L’approche d’Yves-Marie Laulan, économiste et démographe, est très différente. D’une part, il a voulu cerner les coûts macro-économiques de l’immigration en termes de production, de consommation, d’investissement mais aussi de productivité. Il ressort de son analyse que, loin de couvrir leurs coûts nets à la collectivité, estimé à 72 milliards d’euros, les immigrés ne peuvent financer leurs dépenses de consommation que par recours à une aide sociale massive et à des activités hors marché. Sous l’impact de l’immigration, la France prend peu à peu le chemin du sous-développement économique avec une chute des investissements et de la productivité. D’autre part, Yves-Marie Laulan s’est efforcé de calculer le coût des dépenses des immigrés dans ces trois grands biens sociaux que sont la santé, le logement et l’éducation, sans oublier les coûts secondaires du maintien de l’ordre, de la justice, auxquels s’ajoutent les diverses prestations sociales dont bénéficie la communauté immigrée. Là encore, le coût net estimé revient à peu près au même montant : 73,3 milliards d’euros. Il conclut enfin que l’immigration exerce un impact négatif très fort sur le déficit budgétaire, 85 milliards d’euros, et donc sur l’endettement de la France : 1.646 milliards d’euros. On parvient toujours à la même conclusion : l’immigration n’enrichit pas, elle appauvrit la France et les Français. L’immigration est financée par l’endettement : un comble en période de crise.

— Coût de l’immigration annuelle supplémentaire : 18 milliards

Jean-Yves Le Gallou, essayiste, aborde cette problématique avec un autre objectif : calculer le coût annuel de l’immigration supplémentaire, autrement dit, les nouvelles entrées sur le territoire français, qu’il chiffre, de façon très conservatrice, à 200.000 personnes par an seulement. Sa méthode d’investigation est également plus originale, et sans doute plus complète. Car il prend en compte, en sus des coûts classiquement retenus – indemnisation du chômage, fonctionnement des services publics, etc. –, les coûts d’infrastructure supplémentaires retenus par Maurice Allais, le seul prix Nobel français d’économie : il s’agit des transports, de la construction de nouveaux établissements scolaires, des prisons, des universités, etc. Il parvient ainsi, selon cette méthode, à un coût supplémentaire de 18 milliards chaque année. Ce chiffre peut paraître exorbitant. Pourtant, rapporté à la dépense publique de la France, 1.000 milliards environ par an, ce coût ne représente, après tout, que 1,8% de ce total. Il est donc parfaitement plausible. Mais attention ! C’est quand même 6 fois plus que la part de la dépense publique allouée à chaque citoyen de l’Hexagone (1,8% de dépenses pour une population de 0,3%).

— Coût de l’immigration clandestine : 5 milliards et le développement rapide de l’économie informelle

Jean-Paul Gourevitch, expert, s’attaque à un dernier problème difficile : calculer le coût de l’immigration clandestine, cette fois (probablement 500.000 personnes). Il parvient à un chiffre annuel proche de 5 milliards d’euros par an. Mais il nous apprend au passage un phénomène autrement inquiétant : le développement rapide de l’économie informelle au sein de l’économie française (travail au noir, drogue, prostitution, délinquance). Et il nous prévient : au-delà d’un pourcentage de 30%, c’est la disparition programmée d’un Etat organisé dans une société moderne. C’est le chemin le plus court vers le sous-développement économique. On y court. Il conclut sur l’islamisation progressive de la société française.

— Démantèlement du système scolaire et disparition de la mémoire collective

Le professeur Philippe Conrad, de son côté, dresse un tableau dramatique du reflux des Français d’origine devant les immigrés dans les banlieues, « les territoires perdus de la République » et du démantèlement du système scolaire sous la poussée de l’immigration. Plus grave : on assiste, impuissant, à la dégradation de la langue française remplacée par une espèce de sabir parlé dans nos écoles. Mais ce qui frappe le plus, car il s’agit de l’âme de la France, c’est la perte d’un bien inestimable : la disparition de la mémoire collective. Dès lors, la France ne sera plus la France. Et la France n’est déjà plus la France. Et les Français ne le savent pas.

— Loi du mensonge et omertà

En fait, ils ne veulent pas le savoir. C’est Joëlle-Anne Robert qui nous l’affirme. Car la France d’aujourd’hui se caractérise par le règne d’une double loi : la loi du mensonge et celle de l’ « omertà », celle du silence maffieux. Or c’est bien une maffia d’une nouvelle sorte visant à travestir la réalité et à maintenir l’opinion dans l’ignorance qui est en œuvre autour de nous. Les médias distillent le mensonge, les organismes officiels le diffusent, les administrations publiques et bruxelloises font barrage à la vérité. L’objectif visé est partout et toujours le même : empêcher le public de savoir pour l’empêcher d’agir et de réagir. C’est le refus de voir des uns et la peur de savoir des autres.

Se reporter, pour plus de détails, dans l’attente des Actes, le site de l’Institut de géopolitique des populations.

Correspondance de l’Institut de géopolitique des populations
20/02/2012

Voir aussi :

Le Tableau de bord de l'immigration/ les chiffres clefs
Le coût de l'immigration annuelle supplémentaire : 18 milliards d'euros
L'impact macro-économique de l'immigration

Image : un marché dans le XVIIIe arrondissement à Paris

 

Institut de géopolitique des populations

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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 16:46

L'ASSASSINAT DU PEUPLE GREC

C'est à un véritable assassinat auquel le monde entier assiste médusé, accompagné d’une véritable humiliation pour ce peuple, la police anti-émeute le matraquant sans pitié. Le meurtre est organisé et, même, célébré par un groupe de gens hétéroclites, sous le vocable imprécis et abusif de « communauté internationale ». Ses membres ont toutefois des points communs, le plus important étant leur adhésion à la démocratie, ce qui ne les gêne pas du tout pour bafouer la démocratie grecque à l'occasion de ces terribles évènements.

Il s’ensuit qu'une fois encore, une rallonge, peut-être pas la dernière, va être accordée par l'Europe qui a déjà déversé beaucoup de milliards dans ce trou sans fond. Personne ne connaît exactement les chiffres qui bougent tous les jours au hasard des négociations. Il est question, pourtant, de 130 milliards s’ajoutant à bien d'autres qui ont déjà été prêtés. C’est en fait une inondation d'argent qui n'existe pas et est créé ex nihilo pour les besoins de la cause.

Ces milliards quels qu'ils soient sont des prêts ; le pays exsangue se ficelle donc par des intérêts condamnant tout effort de redressement. Les prêteurs, États ou Europe, auront de faux bilans avec à leur actif des créances pourries aussitôt que nées.

 

LES COUPABLES

En premier lieu se trouvent les politiques grecs qui au sommet appartiennent à quelques familles ennemies-amies se partageant le pouvoir depuis des lustres et exploitant le pays au profit de leur clan. Les privilégiés qui bénéficient de leur soutien échappent à l'impôt et placent leurs actifs dans des paradis administratifs et fiscaux. Le résultat est que l'État n'obtient pas d'impôts des riches et doit frapper les classes moyennes. Le pays est, simultanément, soumis à un socialisme extrêmement tatillon quelle que soit la couleur apparente des gouvernements. Le produit de ces deux facteurs est que l'économie grecque se traîne depuis longtemps alors que l'ingéniosité des Grecs est célèbre dans le monde entier et ne peut s'épanouir normalement. Il en est résulté l'océan de dettes qui justement conduit au drame actuel.

Le FMI est largement responsable. Ce FMI, sous la direction de DSK, a bâti une méthode d'intervention qui a eu des effets médiocres et parfois désastreux dans beaucoup de pays faisant appel à lui. Christine Lagarde a suivi sans barguigner les mauvaises pratiques de DSK !

L'Europe avec, à sa tête, le couple franco-allemand porte une lourde responsabilité. N'oublions pas que les acteurs principaux de cette Europe ont l'œil rivé sur leurs échéances électorales, le sort cruel du peuple grec ne leur important guère.

 

LES PRETEXTES

Les prétextes invoqués n'ont pas manqué. Le principal était que l'Europe ne puisse admettre qu'un pays de la zone euro et membre de la CEE fasse défaut, quelque soit l'immensité des dettes créés par les prédateurs locaux. Se trouvait aussi affiché le souci de protéger les banques européennes. Ces banques, qui ont accordé des prêts d'une façon aventureuse,  ont, d'ailleurs, reconnu leur faute, ayant provisionné les mauvaises créances grecques. Ce raisonnement ne pourrait qu'encourager les mêmes à prêter avec légèreté à d'autres pays en danger.

Autre prétexte, la fausse idéologie européenne. La doctrine officielle est qu'il faut sauver l'euro, lequel n'est qu'un appendice de l'édifice européen ; lors de la création de cette monnaie unique maints analystes avaient prévu qu'elle était vouée à l'éclatement et nous n'en sommes pas loin.

Derrière l'euro se profile l'objectif fondamental de sauver l'Europe. Selon la propagande, l'édifice européen, qui n'en finit pas de se bâtir, serait l'horizon indépassable d'un continent de 500 millions d'habitants. C'est vraiment de la propagande, car maints signe, s'exprimant parfois dans les urnes, montrent que les peuples sont très réticents.

Nous avons souvent montré que l'hydre européenne et son extension permanente ne s'expliquent que par la voracité financière des eurocrates, leur nombre est si grand qu'il est impossible de les dénombrer vraiment. Le prix à payer pour cette cupidité est la ruine pour le continent par les impôts nécessaires et le déluge de lois imposées par l'Europe. Cette ruine se manifeste par la panne de croissance, même si de temps à autre une amélioration survient, ce qui est le cas pour l'année 2011 en France.

Un autre prétexte invoqué est le jugement des marchés. Ceux-ci ne supporteraient pas que la Grèce fasse défaut. Le plus surprenant dans ces péripéties est que les marchés saluent en général favorablement les actions engagées pour sauver la Grèce, comme les « hauts » et les « bas » quotidiens le montrent. Les politiques du sommet ne s'aperçoivent pas ou ne veulent pas voir que les marchés commencent toujours par porter un jugement hâtif. Plus tard vient le jugement définitif et il risque d'être dramatique au vu du champ de ruines qui va en résulter.

 

DES EFFETS DEVASTATEURS

Les effets dévastateurs ne vont pas tarder à émerger.

Indépendamment de l'assassinat programmé du peuple grec, se trouve la destruction de sa propre richesse : or, industrieux comme il est, il n'y a aucune raison que l'économie de l'Europe se prive de ses potentialités.

Derrière se profile le risque que d'autres pays comme le Portugal et l'Espagne soient à leur tour emportés dans la tourmente. Quant à la France, le premier ministre, François Fillon, a dit qu'elle était en faillite ; la charge insupportable de la Grèce ne peut qu'aggraver sa situation.

Pour prétendument l'aider, les politiques creusent la ruine de l'Europe par les impôts ou l'endettement qui en résulteront.

L'Europe est jugée dans la planète économique mondiale comme un « homme malade », sans d'ailleurs que les analystes en perçoivent bien les raisons profondes. Or, dans des marchés de plus en plus élargis, la pauvreté relative des uns nuit à la richesse des autres. Le capitalisme veut que la richesse ne soit nullement un gâteau fini que l'on se dispute pour avoir une plus grande part : la richesse globale est une construction et la richesse des uns rejaillit sur celle des autres ; la pauvreté fait de même dans l'autre sens.

Enfin, la Grèce affectant surtout l'Europe, nous observons avec tristesse que la Chine, pourtant encore communiste, vient à notre secours.

La conclusion est qu'il ne fallait surtout pas aider la Grèce. En l'aidant les politiques européens ont enfoncé et la Grèce et l'Europe. Si elle n'avait pas été aidée, elle aurait fait défaut depuis longtemps. C'est arrivé à d'autres pays lesquels ont brillamment rejaillit de leurs cendres.

 

Michel de Poncins
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