GRANDS CLASSIQUES

Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 08:26

                                                                             La Comtesse de Ségur : Mots, silences et stéréotypes

                                                                                                      PRIX:17,50 euros

Présentation de l'éditeur

Si les romans de la comtesse de Ségur sont réputés être aujourd'hui décalés, c'est davantage en raison de l'univers qu'ils décrivent et des valeurs auxquelles ils se réfèrent que pour une difficulté particulière à y décoder mots et expressions. Nous pouvons toutefois faire l'hypothèse que la langue de la comtesse n'échappe pas au sort de toute langue et que des glissements s'y sont opérés sans que nous y prenions garde. Nombre de mots utilisés naguère ne seraient pas compris comme ils l'étaient alors et les valeurs implicites auxquelles ils renvoient aujourd'hui ne seraient pas celles du code moral et social en vigueur sous le Second Empire. Nous rencontrons chez la fille de Rostopchine des pestards, des busons, des cafards, des capons, des grigous qui ne se gênent pas pour prendre un coup de fil en quatre ; quant aux dames et demoiselles, n'en doutez pas, ce ne sont pas toutes des petites filles modèles et nous croisons des pies-grièches, des pécores, des oisons bridés, des péronnelles qui font les renchéries. Passons tout de même à table, puisqu'il y a toujours fricot dans les bonnes maisons. Connaissez-vous le potage de gélinottes et becfigues ? Encore un peu de langue fumée fourrée à la pistache ? Talmouses, croquembouches ou croquignoles ? Sac à papier ! Ce n'est pas de la gargote ! Vous ne suivez pas ? Laissez-vous conduire... Pour instruire l'affaire, nous avons lu les oeuvres complètes de la comtesse muni du Dictionnaire de la langue française de Pierre Larousse, publié en 1856, confrontation improbable mais féconde entre l'aristocrate russe exilée et le fils d'un charron-forgeron de l'Yonne qui dégustait les mots en connaisseur. Tous les deux s'étaient promis d'instruire mais aussi d'éduquer en distrayant.

Biographie de l'auteur

Michel Legrain s'aventure dans les mots et les mythes de l'Occident. Il a publié Dictionnaire indiscret de l'Olympe (Perrin), Dictionnaire de la Bible et du christianisme (Larousse), Dédale, héros de la démesure (Larousse), Guide du paradis (Armand Colin).
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Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 08:45

Eugenio Corti (né le 21 janvier 1921 à Besana in Brianza, dans la province de Monza et de la Brianza, Lombardie - ) est un écrivain et essayiste italien d'inspiration catholique du XXe siècle. Après avoir participé à la campagne de Russie lors de la Seconde Guerre mondiale, il rejoint les unités combattantes italiennes pour libérer le pays contre les Allemands. Se basant sur ces expériences, il écrit des récits autobiographiques comme La plupart ne reviendront pas ou Les derniers soldats du roi. Son ouvrage le plus connu reste cependant Le Cheval rouge, un roman de 1000 pages à nouveau basé sur ses expériences et celles de ses compatriotes Italiens pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci a été élu meilleur livre des années 1980 dans une enquête publique en Italie et a été traduit dans plusieurs langues. Le livre a eu vingt-cinq éditions depuis qu'il a été publié en mai 1983.

Biographie

Son père Mario est un industriel du textil qui avait commencé à travailler à treize ans comme apprenti dans un atelier. Au début des années cinquante, l'entreprise possède quatre usines (dont un bureau, à Naples), avec un peu moins de quatre mille personnes.

Eugenio Corti a fréquenté l'école primaire du village, mais pour cause de la maladie de son père en 1931 est inscrit à l'école San Carlo à Milan, où il étudiera dix ans. En 1940, les études sont interrompues, le 10 juin l'Italie entre en guerre et Eugenio Corti s'enrôle dans l'armée.

En 1941, devenu lieutenant, il demande à être affecté sur le front russe, qu'il rejoint en juin 1942. Etablies devant le Don, les troupes italiennes reçoivent fin décembre, l'ordre de la retraite et celui d'abandonner les positions. Sans moyens et sans suffisamment de nourriture, les bataillons italiens sont décimés. Celui de Corti, composé de plus de 17.000 soldats, laisse plus de 13.000 hommes sur le terrain. Ces vingt-huit jours de retraite sont les jours les plus dramatiques de sa vie qui contribuent à façonner sa vocation d'écrivain. Les évènements de la campagne de Russie seront évoqués notamment dans son vaste roman Le Cheval rouge. De retour à Merano en Italie, il est d'abord soigné puis entre en convalescence. En juillet 1943 refusant de demeurer plus longtemps convalescent, il reprend du service.

Il retourne à la caserne de Bolzano, puis est ensuite transféré à Nettunia, dans la région de Rome. Suite aux événements du 8 septembre 1943 pendant lesquels le roi quitte Rome pour se replier dans le Sud occupé par les alliés, Corti décide de partir à pied vers le sud, en compagnie du lieutenant Antonio Moroni pour éviter d'être fait prisonnier par les allemands et pour rejoindre l'armée régulière. Ces événements, et tous ceux relatifs à la guerre de libération, sont racontés dans le roman Les derniers soldats du roi. Après une période de récupération dans les Pouilles dans les champs, Corti s'engage à nouveau volontairement dans les unités de l'armée régulière italienne pour aider les Alliés à la libération du pays

                                                                                                                     

                                                                        La terre des Guaranis

 

Ce roman historique évoque l'épopée et la tragédie des Guaranis au XVIIIe siècle, à l'époque des reducciones jésuites en Amérique du Sud. On sait que ces missions jésuites auprès des Indiens guaranis ont duré près de 150 ans, de 1609 à 1768. Les terres des Guaranis s'étendaient sur une surface immense, correspondant, en termes actuels, au nord de l'Uruguay, au sud-est du Paraguay et traversant le Brésil et l'Argentine. Le fonctionnement des " réductions " était tout à fait particulier. Toutes bâties sur le même plan - au centre du village se trouvaient l'église et un collège (l'enseignement pour les garçons et les filles était obligatoire pendant cinq ans), qu'entouraient des écoles d'artisanat et des ateliers - elles étaient gouvernées par un corregidor guarani, l'autorité spirituelle étant exercée par les deux jésuites - au maximum - qui vivaient dans chaque " réduction ". L'élevage et la culture du maté étaient les grandes ressources de ces communautés, où les Guaranis, qui s'étaient volontairement mis sous la souveraineté du Roi d'Espagne, vivaient libres, dispensés du servage. La Terre des Guaranis nous fait revivre, à partir de 1740, la vie d'une de ces " réductions ", à l'époque de leur apogée puis de leur déclin. Les razzias des bandeirantes, esclavagistes portugais du Brésil, constituent une menace permanente. Les appétits des grandes puissances sont manifestes. Le traité signé en 1750 entre le marquis de Pombal et Ferdinand VI, au terme duquel l'Espagne cède au Portugal une grande partie du territoire des Missions, sonne le glas des " réductions ". La suppression de la Compagnie de Jésus aggrave la situation des Guaranis. Ils ne pourront résister longtemps aux armées espagnole et portugaise qui imposent l'application du traité. Mais l'idéal des " réductions " n'est pas pour autant effacé des terres ni des cœurs des Guaranis, qui semblent pourtant condamnés à retourner à l'état nomade. Eugenio Corti a peint ici une superbe fresque historique sur trois générations, nous faisant suivre les vicissitudes d'une communauté qui ne plie pas devant la violence de l'Histoire, et a créé des personnages inoubliables. La peinture de la vie quotidienne de la " réduction " et des éternelles passions des hommes, alternent avec d'admirables descriptions de scènes de batailles, de la forêt, de voyage vers les grandes villes, où parviennent, tamisés, les échos des événements qui sont en train de bouleverser l'Europe. Dans ce roman, l'auteur du Cheval rouge use d'une technique narrative inédite, d'une grande efficacité, qui situe le lecteur à la fois au cœur des événements et de la création littéraire, le plongeant dans une atmosphère captivante qui constitue sa signature. 

 

                                                           La Plupart ne reviendront pas                                            

1941 : les forces de l'Axe lancent des centaines de divisions dans la gigantesque campagne de Russie. Mobilisé par l'armée italienne en 1942, Eugenio Corti prend part, comme jeune officier d'artillerie, à l'épopée du Front de l'Est. Brisée aux portes de Stalingrad, l'avancée foudroyante des envahisseurs va se transformer en une épouvantable débâcle. Encerclées dans une poche aux côtés de la 298e division allemande, plusieurs divisions italiennes, désemparées, vont être anéanties par un ennemi féroce et un froid polaire. Seule une poignée des quelque 30 000 compagnons du jeune écrivain retrouveront leur patrie, l'Italie. La plupart ne reviendront pas, paru en 1947, bouleversa les Italiens. De ce fourvoiement honteux que l'on s'efforçait d'oublier - l'alliance avec l'Allemagne -, la campagne de Russie était l'épisode le plus douloureux. Une génération entière avait été engloutie dans cette guerre qui n'était pas la sienne, absorbée à jamais par l'immensité russe et les camps. L'un des rares survivants de cet enfer en avait rapporté un récit minutieux, insoutenable de précision, et pourtant porté par une inextinguible espérance

 

                                                                     Le Cheval rouge

 

Depuis sa publication discrète, en 1983, chez Ares, un petit éditeur milanais, Le Cheval rouge est devenu en Italie un véritable phénomène littéraire. Car dès sa parution, et au fil des rééditions qui se sont succédé sans discontinuer, Le Cheval rouge, bien qu'ignoré en raison de son anticonformisme idéologique par la «critique officielle», a captivé un très large public. Dans une enquête publiée en 1986 sur le plus beau roman italien des dix dernières années, Eugenio Corti et Le Cheval rouge distançaient Sciascia, Morselli, Moravia... Son succès a rapidement dépassé les frontières : il a déjà été traduit en espagnol et en lituanien ; la traduction anglaise va paraître en Amérique ; les traductions japonaise et roumaine devraient être prochainement publiées. Une adaptation à la télévision, en douze émissions, est actuellement à l'étude.

Comme peu de livres de notre temps, Le Cheval rouge a su créer, entre son auteur et ses lecteurs, un formidable courant de sympathie. Cela tient d'abord au caractère de témoignage que revêt ce roman : non seulement les personnages historiques qui le traversent, mais tous les événements historiques relatés - de la campagne de Russie aux manifestations de la barbarie nazie, de la découverte du goulag communiste aux épisodes de la Résistance en Italie du Nord, à la vie politique des années cinquante et soixante - sont absolument et rigoureusement vrais. Ce monde fourmillant de personnages, de drames, de grandioses scènes collectives baigne dans la complexe luminosité de la vérité. Ce qui explique la multiplication des points de vue, l'absence de catégories et de clivages définitifs entre personnages «positifs» et «négatifs», mais aussi la lumière crue, nullement convenue, qui éclaire des pages d'histoire trop souvent faussées par bien des demi-vérités. Cette force de la vérité est la charpente qui soutient Le Cheval rouge. Mais Eugenio Corti a écrit aussi un très grand roman. Son souffle épique, la variété des registres stylistiques, la vérité et la puissance des passions emportent le lecteur dès les premières pages.

Grand roman historique dans un pays où l'arbre romanesque a donné peu de fruits durables, Le Cheval rouge est fait pour résister à l'usure du temps. L'ampleur et la profondeur des sujets abordés, la saisissante vérité des personnages et des situations font de ce roman un point de repère fondamental dans la littérature italienne du XXe siècle.

Le Cheval rouge, composé durant les années soixante-dix, est le fruit d'un travail immense. Pour l'écrire, l'auteur a dû ordonner ses souvenirs, en vérifier l'exactitude et rassembler la documentation la plus fiable sur l'histoire si commentée et pourtant si mal connue de ce siècle.                                         

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Dimanche 22 mai 2011 7 22 /05 /Mai /2011 07:43
   
 
PRIX:20,00 euros

   

Présentation de l'éditeur:

Spirite, qui paraît en volume au début de l'année 1866 est la dernière grande oeuvre de fiction majeure de Théophile Gautier. Le livre témoigne de la vogue spirite qui touche alors les années 1860 en France. Loin des provocations de Mademoiselle de Maupin, il peut être lu comme la confidence d'un auteur, très reconnu alors comme critique et comme poète, qui fait un retour sur sa propre expérience d'écrivain, et répond aux critiques qu'on lui a adressées d'être exclusivement un "descriptif". A travers le parcours initiatique de Malivert, Gautier exprime sa confiance intacte dans la puissance de l'art.

L'édition est accompagnée d'un dossier portant sur "Gautier et le magnétisme" et sur la réception critique de Spirite, en particulier sa réception "spirite" (textes de Zola, Allan Kardec et Xavier Aubryet).

 

4ème de couverture :

« Quoique son corps fût toujours près de la table, gardant la même attitude, Guy intérieurement était absent, évanoui, disparu. Une autre âme, ou du moins une autre pensée se substituait à la sienne et commandait à ces serviteurs qui, pour agir, attendent l'ordre du maître inconnu. Les nerfs de ses doigts tressaillirent et commencèrent à exécuter des mouvements dont il n'avait pas la conscience, et le bec de la plume se mit à courir sur le papier, traçant des signes rapides avec l'écriture de Guy légèrement modifiée par une impulsion étrangère. »
Cette relation mystérieuse est l'extraordinaire histoire d'amour fantastique entre une femme, devenue esprit, et un vivant qu'elle est venue chercher de l'extra-monde. Dans la lignée des Mortes-amoureuses d'Edgar Poe, elle conduit le lecteur du Paris enneigé sous le Second Empire jusqu'au Parthénon, miraculeusement reconstitué.
Ce récit paraît en 1866, et témoigne, comme le montre ici Anne Geisler-Szmulewicz, de la vogue spirite qui touche alors son temps. Mais il se révèle surtout être la confidence d'un auteur arrivé au faîte de sa carrière de romancier, de critique et de poète, qui fait un retour sincère sur son expérience d'écrivain. Loin des truculences du Capitaine Fracasse et des provocations de Mademoiselle de Maupin, Gautier livre, à travers le parcours initiatique de Malivert, sa propre histoire, celle d'un écrivain déçu par la vulgarité de son temps mais qui conserve une foi intacte dans la puissance de l'art. Spirite constitue, à cet égard, un vibrant plaidoyer en faveur de la beauté.

 

LIBRAIRIE DE NEUILLY-PLAISANCE

15,avenue FOCH

 
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Jeudi 12 mai 2011 4 12 /05 /Mai /2011 18:14

Un livre qui vous permettra de comprendre le pourquoi de la révolution égyptienne par un auteur qui a collecté les récriminations du petit peuple.Pas comme nos journaleux et les "spécialistes de tous les genres qui n'ont rien vu venir, le cul posé dans un fauteuil moelleux à Paris!

 

 

Taxi                                                                                         prix:18,80 euros

Présentation de l'éditeur

Portant chacune sur un aspect particulier de la vie sociale, économique ou politique en Egypte, ces cinquante-huit conversations avec des chauffeurs de taxi du Caire composent un tableau fascinant de ce pays à un moment clé (avril 2005-mars 2006) du règne du président Hosni Moubarak – qui sollicitait alors un cinquième mandat. Tout y est, en effet : les difficultés quotidiennes de la grande majorité de la population, la corruption qui sévit à tous les échelons de l'administration, l'omniprésence et la brutalité des services de sécurité, le blocage du système poli-tique, les humiliations sans fin que la population subit en silence, les ravages du capitalisme sauvage... Consignés en dialecte égyptien avec un humour décapant et un admirable sens de la mise en scène, ces échanges librement reconstitués par l'auteur, sinon entièrement inventés par lui, relèvent à la fois de la création littéraire et de l'enquête de terrain. S'ils font connaître les griefs des « gens d'en bas », ils laissent aussi entrevoir les raisons pour lesquelles le pouvoir en place tient bon mal-gré sa décrépitude et son impopularité. C'est sans doute cette combinaison inédite de lucidité politique, de tendresse pour les plus faibles et d'humour qui explique la diffusion de Taxi, dans sa version originale, à plus de cent mille exemplaires.

Biographie de l'auteur

Né au Caire, Khaled Al Khamissi est producteur. réalisateur et journaliste. Diplômé de sciences politiques de l'université du Caire et de relations internationales de l'université de Paris-Sorbonne, il u publié en 2007 ce premier livre, devenu rapidement un best-seller et aussitôt traduit en plusieurs langues européennes. Son deuxième opus, Safinat Nûh (L'Arche de Noé), paraîtra au Caire à la fin de 2009.
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Mercredi 11 mai 2011 3 11 /05 /Mai /2011 18:51

couv                                                                                    PRIX:25,00 euros

Résumé

 

Rebatet ! Lucien Rebatet ! On entend déjà les commentaires. À quoi bon exhumer, rendre à la lumière, rehausser sur le pavois éditorial, photo d’époque, préface émue et dossier critique, les œuvres de celui qui fut, après avoir bataillé à l’Action française, le porte-plume le plus incisif et vitriolant de la Collaboration intellectuelle. Celui qui, à côté de la grande et déferlante célinienne, sanieuse, somptueuse, offrit, avec Les Décombres un scanner amer de l’avant-guerre et de la défaite de 40, pointant là ce qui, pour lui, était les signes sombres de la décadence française : les politiciens, la démocratie, les juifs. En effet, pourquoi. Parce qu’il y a, à Rebatet, un autre Rebatet. Au publiciste pronazi répond en effet, dès les années trente, un esthète, un amateur encyclopédique de littérature, peinture, cinéma et, avant tout, un musicologue éclairé, ardemment moderniste. Ce dernier, on le trouvera s’exprimant dans l’opulente Une histoire de la musique, mais également dans ces Épis mûrs que Gallimard publia en 1954 et que réédite aujourd’hui Le Dilettante avec une étude du critique musical Nicolas d’Estienne d’Orves. Ce Doktor Faustus (Thomas Mann) à la française déploie pour nous le destin fracassé de Pierre Tarare, rejeton frondeur d’un chapelier et d’une mère anxieuse et surtout, avant tout, génie musical en herbe. Depuis les premiers tapotis prometteurs sur le piano familial jusqu’à l’adoubement solennel de Fauré et d’Enesco, ce roman nous expose la croissance contrariée, l’expansion douloureuse d’un autre Berlioz ou Wagner, infatigable et conscient de son avant-gardisme génial. Une « courbe de vie » endiguée par la férule imbécile du père, troublée par les soubresauts de la sexualité et le traditionalisme, finalement bienveillant, des professeurs. À l’heure de la reconnaissance et de la célébrité internationale, c’est un autre tonnerre qui attend Pierre Tarare : celui de la Première Guerre mondiale. Chronique d’un gâchis dénoncé, ce roman est également une peinture passionnée, et cocasse, des combats houleux de la modernité musicale des années trente. Comment a-t-il pu y avoir des « maîtres chanteurs » à « Nuremberg » ? Telle est toujours la question.

 

Extrait

 

« Viñes, lui dit Fauré, vous savez que j’ai eu dans ma classe Ravel, Schmitt, Enesco, et pas mal d’autres assez bons. Eh bien je pense que j’ai raté le plus grand musicien français des cinquante prochaines années : sans doute ce gamin en costume bleu que vous avez croisé dans le couloir. »

 

Presse

 

Pascal Ory à propos des Epis Mûrs
"Un roman d'une grande tenue, d'une grande acidité "
France Culture, La Fabrique de l'Histoire, 6 mai 2011

Ce roman,
Les Épis mûrs, décrit donc la trajectoire, brisée par la Grande Guerre, de ce génie musical en herbe, qu'on peut lire un peu comme une métaphore du propre destin de l'auteur.
Philippe Tanh, La Lettre du Musicien, mai 2011

Lucien Rebatet, c’est l’esthète ultime, le critique éclectique. Ainsi ses romans peuvent être lus comme des « traités esthétiques » et ses critiques comme des exercices littéraires. (…) L’auteur nous embarque dans une promenade ébouriffante à travers le monde musical de l’époque. Les rivalités, les querelles entre anciens et modernes, les affres de la création musicale, la jubilation ressentie à l’écoute d’une mélodie, Rebatet retranscrit tout ça admirablement.

1er mai 2011 par Alexandre, De Nécessité vertu

Philippe Vallet a reçu Nicolas d'Estienne d'Orves, critique musical et préfacier des Epis Mûrs de Lucien Rebatet dans son émission "Le Livre du jour" sur France Info. Diffusion le samedi 30 avril à 6h19, 11h50, 13h42, 16h12, 22h20 et 00h27. Pour écouter l'émission, cliquez ICI

La plume de Lucien Rebatet claque au vent. En terme de vertiges et de variations autour d'un même
d'un simple thème, le lecteur en ressort à la fois rassasié et perplexe quant au lien qu'il convient d'établir entre la finesse du portraitiste et les délires du pamphlétaire. 
Laurent Sapir, TSF Jazz, 22 avril 2010

Rebatet, l'art et les décombres

Le destin de Pierre Tarare, ce génie dont le XXe siècle avait besoin, mais dont l'a privé l'imbécile guerre civile européenne, a de toute évidence une forte teneur symbolique, et Nicolas d'Estienne d'Orves, lui-même belle plume et musicologue averti, dans une pertinente étude, fait un très intéressant parallèle entre Rebatet et son héros, qui apparaît comme son double métaphorique (…) Cet ouvrage sombre et grinçant, stylé, maîtrisé, érudit et douloureux a souffert en son temps de la malédiction politique s'attachant à son auteur.
Laurent de Caunes, L'Opinion Indépendante du Sud Ouest, vendredi 8 avril 2011

Chronique d'un gâchis dénoncé, ce roman est une peinture passionnée et cocasse des combats houleux de la modernité musicale des années 1930. 
Jean-Yves Vis, Le Journal du Centre, 8 avril 2011

Une magistrale divagation dans le monde élitiste de la musique qu'on dit grande, faute de la comprendre ou de l'aimer
(…)  Le reste n'est que brillantissimes promenades démonstratives sur la musique. Sous sa plume, tout devient vie, et tout devient simplicté. 
Jean Chalvidant, Critica, 3 avril 2011

La musique adoucit les meurtres

Les Épis Mûrs est une œuvre magnifique: l'histoire d'un jeune homme destiné à révolutionner la musique mais qui durant l'offensive  d'Artois, tombe sous la mitraille…française. Un monumental gâchis. Comme la propre vie de Rebatet. 
François Julien, VSD, 24/30 mars 2011

 

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Dédicaces

                                 

 

information

les livres d'Hervé Ryssen sont arrivés : prix unique 26,00 euros                                         

    

  

 

            

Des images contre l'avortement

 

 

 

 

Commande de livres

 Si vous souhaitez commander un livre : vous m'envoyez un chéque à l'adresse suivante : Librairie pnp au 15 avenue foch Neuilly-Plaisance 93360. Le livre vous parviendra dans la semaine sans frais de port mais dans ce cas je n'applique pas la remise de 5%.

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