Partager l'article ! Céline interdit de commémoration!A quand Aragon?: Après Céline, Aragon ? Bernard Antony : "Monsieur Serge Klarsfel ...
L'ignorance engendre l'indifférence et même l'ennui. Si l'on ne sait rien, comment s'intéresser ?Jean de Viguerie.
Bernard Antony :
Ce dernier
fut quelquefois à ses heures un délicat poète et un romancier de talent. Mais il fut tout au long de sa vie un atroce laudateur de toutes les abominations et exterminations
communistes. Véritable crapule stalinienne, honoré pour sa servilité, il n’était pas seulement le thuriféraire du gigantesque assassin du Kremlin mais il hurlait à la mort, il en
rajoutait de la manière la plus vomitoire qui fut.
Me Trémolet relate le censure dont fait l'objet Louis-Ferdinand Céline. Extrait :
"C’est un géant de la littérature française que la République s’apprêtait à célébrer, cette année, pour le cinquantenaire de sa mort, lorsque patatras, le censeur de la même République, gardien de l’ordre moral et de la mémoire officielle, signala aux autorités un peu oublieuses qu’il était impossible de célébrer Louis-Ferdinand Céline. Incontinent, le petit doigt sur la couture du pantalon, Frédéric Mitterrand, ministre de ladite République, obtempéra aux remontrances du grand-prêtre et annonça officiellement que la République ne célébrerait pas Louis-Ferdinand Céline. Au pilon les dix ou vingt mille exemplaires tout frais imprimés du catalogue des célébrations ! Censure oblige. La nouvelle liste paraîtra, à quatre cent quatre-vingt-dix-neuf noms, à moins qu’il n’en ait trouvé un autre pour remplacer le géant disparu. Plus de célébration officielle pour Bardamu ! Ouf ! Merci Klarsfeld ! Qu’allait-on mettre Céline dans ce catalogue de gens bien sous tous rapports ? Et puis surtout, que signifiait cette décoration posthume à un homme qui fuyait, comme la peste, les honneurs et les décorations ? Son biographe, François Gibault, grand avocat, grand lettré et homme de bien, a dit les mots qui s’imposaient : «C’est on ne peut plus célinien. Un jour il a le Goncourt, la semaine suivante il ne l’a plus ; un jour Jack Lang classe sa maison, le lendemain, un préfet la déclasse. Céline n’aimait pas les honneurs, les commémorations – c’est un franc-tireur. La seule chose qui compte, c’est qu’il ait des lecteurs.»
Et des lecteurs, il va en avoir dix fois plus, car d’autres ont haussé le ton, avec moins de sang-froid. Henri Godard, professeur émérite à la Sorbonne, s’est indigné : «C’est une forme de censure !» Comment dire autre chose ? Quant à Fréderic Vitoux, de l’Académie française, il déclare : « Retirer le nom d’un catalogue, c’est aussi vain que Staline faisant effacer les photos des dirigeants communistes qu’il n’aimait pas… » Voici donc Klarsfeld revêtu de l’uniforme stalinien, censeur détesté par la république des lettres. Philippe Sollers, de son côté, a aussi donné de la voix… et ce n’est pas fini… les radios, les télés, et les quotidiens. L’affaire Céline recommence. Et du bon côté, cette fois. Merci Klarsfeld.
Qui sont les cinq cents que la République célébrera ? Vous le savez ? Moi non plus ! Mais le seul connu, le déjà célébré plus que les autres, sorti du lot, c’est le cas de le dire, c’est Céline. [...] C’est bien célinien cette affaire. Car, à quoi se résume l’histoire ? La République décide de célébrer Céline parce qu’il est un grand écrivain. Klarsfeld proteste en disant que, même si c’est un grand écrivain, on ne peut pas le célébrer parce qu’il était antisémite. La République obtempère. Bien. Mais la république des lettres, elle, se dresse contre cette censure, la déclare «stalinienne», et dit, avec Frédéric Vitoux, de l’Académie française, que si Céline «a écrit des horreurs, il est l’un des plus grands écrivains français». Voici donc que cette qualité-là, «l’un des plus grands écrivains français», l’emporte sur les horreurs ! Comme pour Voltaire, et pour Balzac, et pour tant d’autres, qui ont écrit des horreurs – et pas seulement sur les juifs – mais qui sont dans le cercle – du purgatoire ou du paradis ? surtout pas de l’enfer – des plus grands écrivains français. Klarsfeld a fait un pas de trop, le pas qu’il ne fallait pas… il n’a pas vu, pas senti, pas imaginé… ce que c’était, en France, dans la république des lettres françaises, que d’être l’un des plus grands écrivains français !"
les livres d'Hervé Ryssen sont arrivés : prix unique 26,00 euros
…
Si vous souhaitez commander un livre : vous m'envoyez un chéque à l'adresse
suivante : Librairie pnp au 15 avenue foch Neuilly-Plaisance 93360. Le livre vous parviendra dans la semaine sans frais de port mais dans ce cas je n'applique pas la remise de 5%.