ECONOMIE

Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 14:45

Mobilisation politico-médiatique contre la Hongrie

De Jeanne Smits dans Présent de jeudi :

"Est-ce parce qu’on ne pardonne pas à Viktor Orban d’avoir courageusement, à 26 ans, tenu tête au pouvoir communiste qui écrasait son pays que « sa » Hongrie est aujourd’hui sous le coup d’une mobilisation politico-médiatique d’une ampleur ahurissante ? Parce que le Premier ministre hongrois est pro-vie ? Parce que sa Constitution musclée et centrée sur l’identité chrétienne rompt avec le relativisme ambiant ? Un peu de tout cela, sans doute… [...] « L’Europe pourrait laisser la Hongrie faire faillite » titrait mardi Le Figaro – un peu vite au regard du contenu de l’interview qui suivait, mais enfin c’est l’idée qui reste. On ne tient pas tête impunément à Bruxelles.

Le différend principal, s’il porte bien aussi sur les points évoqués plus haut, est en effet financier et bancaire. En modifiant les règles de composition de la Banque centrale hongroise, où le gouvernement hongrois obtient un plus important droit de regard aux termes d’une loi constitutionnelle adoptée fin décembre, et dont le président peut être placé dans un rapport hiérarchique le soumettant au pouvoir politique, la Hongrie a violé les principes qui ont cours à Bruxelles et irrité le Fonds monétaire international. Là est le nœud de la question. C’est la raison de l’unanimité des voix politiques et médiatiques pour hurler ensemble et focaliser l’attention sur l’opposition au « régime » de Viktor Orban et la nouvelle Constitution entrée en vigueur le 1er janvier. Le ton est hystérique. On était très, très loin d’en faire autant lorsque la Hongrie était communiste…

A croire que les 70 000 ou 100 000 manifestants de l’opposition qui se massaient lundi soir dans les rues de Budapest à l’appel de la gauche et des écologistes ont en réalité été mobilisés pour cela, pour défendre « l’indépendance » de la Banque centrale dont probablement ils se contre-fichent… Kornelia Magyar, de l’Institut progressiste hongrois, a reconnu naïvement que si l’on votait aujourd’hui, le mouvement d’opposition à Orban n’emporterait pas les élections. Ce serait étonnant en effet, puisque le Fidesz a réuni plus de 54 % de suffrages aux dernières législatives en avril 2010 (Jobbik, plus à droite, totalisait quelque 18 %), et une écrasante majorité de sièges au parlement.

[...] Je ne sais jusqu’où va en réalité la volonté du gouvernement hongrois de rompre avec ce qui est, après tout, un choix idéologique : l’indépendance des Banques centrales est un parti pris d’économistes qui a la faveur de l’Europe et de la grande finance (tout comme l’existence d’une Banque centrale est une exigence du Manifeste de Karl Marx…), avec les résultats que l’on sait et l’objectif mondialiste qui devient de plus en plus apparent. L’école autrichienne – avec Friedrich von Hayek par exemple – estime que la mainmise des Banques centrales sur la monnaie, par le jeu de l’imposition de taux directeurs trop bas, crée des bulles économiques par l’excès de crédit avant de provoquer des rétrécissements dramatiques où les mauvaises créances deviennent visibles (nous y serions en plein à en croire ces économistes). En tout cas, la Commission européenne et le FMI ont décidé de cesser toute discussion portant sur une aide financière à la Hongrie pour tenter de stopper la réforme de la Banque centrale et ils n’ont « pas encore décidé » s’ils vont retourner à Budapest pour augmenter la pression maintenant qu’elle a été adoptée.

La Hongrie, nous dit-on, est dans une crise sans précédent à cause d’Orban et de sa politique. Mais elle est avant tout dans des difficultés terribles en raison de la dévaluation de sa monnaie nationale, le forint, de plus de 20 % face à l’euro depuis octobre. Cela a mécaniquement fait exploser sa « dette de Maastricht » aujourd’hui évaluée à 82, 6 % du PIB contre 76,7 % fin juin. Ce chiffre, tout le monde le brandit… sans rappeler que la dette française est à 85,3 % du PIB selon l’INSEE au troisième trimestre 2011, contre 78,1 % à fin 2009. Un chiffre qu’on n’entend guère, c’est celui du chômage en Hongrie. Selon Eurostat, son taux plafonnait à 11,4 % de la population active en janvier dernier : en octobre 2011, il s’établissait à 9,8 % sur une pente bien descendante.

[...] On reproche à Orban une politique de priorité pour la famille, la volonté de favoriser la natalité, le refus d’inscrire l’orientation sexuelle au nombre des catégories protégées contre la discrimination, son exaltation de l’histoire hongroise. Et si l’on y pense bien, ce sont ces choix, plutôt que les manœuvres bancaires, qui sont seuls en mesure de sortir la Hongrie de la situation désastreuse où elle se trouve en effet. Avec un taux de fécondité voisin de 1,3, le pays est en plein suicide démographique."

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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 06:55

Les actionnaires et les salariés doivent sans doute faire grise mine. La Société générale ne distribuera pas de dividende pour l'année 2011 et va supprimer à partir de début avril 880 emplois dans sa banque de financement et d'investissement (BFI) en France. En novembre dernier, la banque avait annoncé «une centaine» d'emplois supprimés. Sept cents autres le seront à l'étranger.

Pour justifier le chiffre significatif de suppressions d'emplois dans son pays d'origine, la banque souligne «qu'ayant fait le choix de la place de Paris, plus de 50% des effectifs mondiaux de la BFI sont localisés n France».Dans un communiqué, la banque affirme que le plan annoncé en France doit être réalisé sans licenciement économique et sans départ contraint.

2500 CDI recrutés en 2012

La banque présidée par Frédéric Oudéa suit ainsi le même chemin que ses concurrents, Crédit agricole et BNP Paribas qui ont planifié la suppression de respectivement 850 postes et 373 en France. Les banques justifient ces plans par la crise économique et financière qui frappent des pays auxquels elles sont très exposés comme la Grèce. Mais également par l'évolution des exigences réglementaires et notamment celle qui les obligent à détenir plus de fonds propres.

La direction de l'établissement indique avoir signé mercredi avec les organisations syndicales représentatives du personnel un accord lié à ce projet de «réorganisation et d'adaptation des effectifs de la banque de financement et d'investissement (BFI)». L'accord «permet, en amont de l'information et de la consultation des comités d'entreprises compétents, de définir un ensemble de mesures d'accompagnement et de garanties sociales pour les salariés concernés».

Société générale rappelle également qu'elle prévoit, parallèlement, de recruter environ 2500 contrats à durée indéterminée (CDI) en 2012, «principalement dans ses activités de banque de détail, qui ne sont pas concernées par le plan».

Mais les actionnaires sont contents car le cours de l'action s'envole!

Le titre de la Société générale s'envole ce mardi matin de plus de 6% en Bourse. Paradoxe des marchés, les investisseurs célèbrent l'annonce de la suppression de dividendes pour l'année 2011. Une décision historique pour la banque de la Défense qui va lui permettre de renforcer ses fonds propres de plus de 500 millions d'euros et de répondre à un sujet majeur de préoccupation des marchés.

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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 15:29

                                                65 Millions

Pour la première fois de notre histoire, nous serions plus de 65 millions. Cela ferait même un an que nous aurions dépassé cette barre, depuis le 1er janvier 2011 exactement, et nous ne l’apprenons que maintenant – en raison de la lourdeur du système informatique de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)…

« Nous », c’est la population de la France, un peu rapidement appelée « population française » par l’Insee, qui s’émerveille: « C’est dix millions d’habitants de plus qu’en 1981, et vingt millions de plus qu’en 1958. » Comme « il n’est de richesse que d’hommes », selon la célèbre phrase du philosophe Jean Bodin, nous voici parmi les plus riches d’Europe! D’autant qu’avec les 795000 habitants des collectivités d’outre-mer (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis et Futuna, Saint-Martin et Saint-Barthélemy), ajoute l’Institut, « la population de l’ensemble des territoires français atteint 65,8 millions ».

Du 1er janvier 2010 au 1er janvier 2011, la population de la France a donc augmenté officiellement de 358 000 personnes. La principale raison: l’excédent des naissances sur les décès. Si, si ! En 2010, 828000 bébés sont nés en France, dont 797000 en métropole. « L’indicateur conjoncturel de fécondité, se réjouit l’Insee, atteint ainsi son plus haut niveau en France depuis la fin du baby-boom, avec 2,01 enfants par femme. » [NDLR ce qui reste quand même encore insuffisant pour renouveler les générations, il en faudrait 2,1].
L’Institut explique que la progression de la fécondité « est imputable en totalité aux femmes de plus de 30 ans, et surtout à celles de 35 ans ou plus », car il apparaît que seulement 46 % des bébés nés en 2010 ont une mère de moins de 30 ans, alors qu’ils étaient 62 % en 1990.

Que les suspicieux se taisent, une fois pour toutes : le solde migratoire ne compte pour rien ou presque dans l’accroissement de la population de la France ! La différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire français et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours de l’année 2010 ne serait… que de 75000 ! La polémique, récurrente, entre l’Insee et Claude Guéant est donc relancée. Pour le ministre de l’Intérieur, « il y a à peu près 200000 étrangers supplémentaires (par an) qui sont autorisés à séjourner en France ». Il est tellement sûr de ce chiffre qu’il a même promis de réduire ces entrées « supplémentaires » et annuelles de 20000.

L’Insee n’explique pas non plus pourquoi, alors que la fécondité ne cesse de diminuer en Allemagne, en Autriche ou en Espagne, elle augmente en France. Il est vrai qu’en France, les statistiques ethniques sont interdites…

Article de l’hebdomadaire “Minute” du 4 janvier.
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 18:51

lu sur metamag:

La crise que nous vivons est, comme une tragédie, composée de trois ou quatre actes. Nous entrons dans le troisième acte. Que sera son deux ex-machina, la guerre ou la révolution ? En écrirons-nous, fait exceptionnel, le quatrième acte ?

Le premier acte était connu sous le nom de « subprimes ». C’était l’escroquerie des banques qui avaient prêté, à des taux usuraires, aux ménages américains les plus pauvres, dont elles savaient pertinemment qu’ils ne pourraient pas rembourser. Elles ont alors « titrisé » ces prêts pour diffuser le risque et permettre la spéculation. La faillite des ménages s’est traduite par l’effondrement des titres. Ménages à la rue, horde d’huissiers, villas bradées et banques menacées de faillites. Nonobstant, une seule grande banque disparut : Lehman Brothers, le 15 septembre 2008 et ce fut la scène centrale de l’acte I.



Bien sûr, comme dans toute tragédie, les personnages de l’acte I se retrouvent à l’acte III. Ainsi, c’est à un ancien banquier de Lehman Brothers, M de Guindos, auquel le nouveau gouvernement espagnol a remis les clefs de son économie. Comme on a remis celles du gouvernement de la Grèce à celui qui a négocié avec Goldman Sachs les habiletés comptables qui ont contribué, pour beaucoup, à la situation de son déficit actuel. Comme on a confié celles de la BCE à celui qui dirigeait le département de Goldman Sachs en charge de la douteuse négociation avec la Grèce, comme on a confié celle de l'Italie à un autre nomenklaturiste de la finance dérégulée, Mario Monti.

Tout cela est d'une implacable logique dramaturgique. Puisqu'ils ont provoqué la catastrophe, les personnages de l’acte I sont les mieux placés pour en gérer les conséquences à l’acte III et en écrire le final en acte IV. Hors micro, Luis de Guindos qui accueillait, lundi 26 décembre, les hauts fonctionnaires de son Ministère, a situé le taux de croissance espagnol entre moins 0,2 % et moins 0,3 %, mais il s’est avisé à ne pas employer le mot de « récession ». Dès le 30 décembre, les ministres du nouveau gouvernement espagnol du conservateur Mariano Rajoy adopteront les premières mesures urgentes d’austérité.


L'imagination contre le pouvoir !

Soit dit en passant, l’acte I s’est achevé, calmement, par le renflouement par les banques centrales et les Etats (nos impôts) des caisses des banquiers nationaux. Chaque banquier fut sauvé et continua comme avant (voir les dividendes et les stocks options de 2009-2010), changeant simplement de terrain de chasse, en spéculant, cette fois ci, sur les dettes souveraines et les matières premières (or et cuivre, en particulier).

Le deuxième acte s’ouvre en 2010

Comme au théâtre, on change de décor. On passe des grattes ciels de New York à l’éclat méditerranéen des ruelles grecques. Le pays solaire ne peut plus faire face aux intérêts de sa dette. Ils atteignent 26 % sur deux ans. L’euro est en crise ouverte. L’acte II est pathétique et larmoyant : il faut sauver la Grèce. Un nouveau personnage entre alors en jeu : le Fonds européen de soutien financier. On compose plusieurs scènes où des chefs d’Etats européens sont réunis en sommet pour constater leurs divergences. En France, sur fond de parties de jambes et de portables oubliés dans un palace new yorkais, on change un personnage féminin par un personnage masculin: un certain François Bar(ag)oin, qui a peur de monter en avion, parle très mal l’anglais, mais a le mérite de ressembler à un Harry Potter testostéroné.


Contre la crise

Le riche bougre (élevé par l’escroc Chirac et l’avare Bernadette, voleuse de tapis de Gobelins et collectionneuse de pièces jaunes) fait des efforts désespérés pour emporter le prix du ministre le plus con(sensuel) et battre au poteau l'actuel trio de tête (Morano, Douillet, Lefebvre), NKM tenant la chandelle du côté de ses fans journalistes, hystériques de la diversité. Fin de l’acte : la Grèce comme Etat souverain n’existe plus; l’Espagne, l’Italie, le Portugal sont menacés d’effondrement, la France perd (de fait) son triple A et les dirigeants (Papandréou, Berlusconi) partent, partent, partent, tandis que Sarkozy se demande encore s’il doit préparer ses valises et appeler déjà une entreprise de déménagement.

Troisième acte depuis l'été

Comme au théâtre, il déroule les deux premiers actes et les condense. Cette fois, dettes souveraines et matières premières (l’affaire UBS, ce trader suisse qui en spéculant sur les trackers, indices des matières premières, a fait perdre 1,7 milliards d’euros à la Suisse) sont au premier plan. La crise redevient petit à petit bancaire. D’ailleurs, au fur et à mesure qu’avance l’acte III, une menace pèse, celle de revenir au début de la pièce. De nouveau, les banques sont menacées de faillite et, cette fois-ci, plus personne pour les sauver ! On approche de la nuit des morts-vivants. La récession se met en place avec des taux de chômage jamais atteints. L’idée de se retrouver dans l’impossibilité de payer les salaires ou les allocations en taraude quelques uns, d’autres moins solidaires craignent surtout de devoir tirer sur la foule et se demandent comment protéger des biens si mal acquis.

C’est alors le refrain de l’austérité qui se met en place, avec l’aval des suppôts du pouvoir et les syndicats, empressés de tuer dans l’œuf toute grève des transports vraiment sérieuse. Les contradictions sociales s’accumulent : chômage endémique, précarité grandissante, inégalités toujours plus obscènes. On sent l’imminence d’un Big One, fatal à l’économie mondiale. L’endettement galope en Europe mais aussi aux Etats-Unis. Au premier trimestre 2011, leur PIB a cru de 66 milliards de dollars, la dette de 378 milliards.



A la fin de l’Acte III, on a même osé entrouvrir une fenêtre sur la Chine, comme cela pour prendre l’air mais, on a été très vite refroidi et comme à Noël, on a même risqué de se prendre une gastro carabinée. Par les persiennes entrouvertes : l’encours des crédits distribués par les banques chinoises représenterait 44 % du PIB, un record alors que la bulle immobilière mandarine atteindrait un volume deux fois supérieur à celui des Etats-Unis en 2007. Une didascalie ordonna très vite de refermer les volets, la fenêtre, les rideaux, bref de tout boucler et surtout de la boucler. Qui écrira alors le quatrième Acte ?

Des personnages sont postés en coulisses. En France, un politicard tiède promet l’annulation des cadeaux fiscaux et du travail à la jeunesse. Prêt à légaliser le cannabis et les mariages contre nature, il parie sur un mirage, le retour à la croissance alors qu’il sait pertinemment, depuis longtemps, qu’elle ne s’accompagne plus, en Occident, de création d’emplois. Les gains de productivité phénoménaux obtenus depuis trente ans (par l’immigration sauvage, les stages et la technologie) dispensent d’embaucher. A défaut d’un nouveau Breton Woods, déclarant la fin de la parité dollar et de l’euro et le retour à l’étalon or, à défaut d’une réorganisation sociale entérinant la fin de la valeur travail, le quatrième acte pourrait s’annoncer militaire, histoire d’amener un peu de poussière et de sueur virile sur le plateau.

Un porte-avion américain a été repéré dans le détroit d’Ormuz et la communauté internationale s’excite en Syrie. Certains personnages ont apprécié, apparemment, la sortie estivale du côté de Tripoli et ils en redemandent. Mais, au milieu de l’acte III, les personnages refusent de voir que l'euro est déjà mort et que l'acharnement thérapeutique n'y peut rien. Une mère fouettarde, prétendument disciplinée, s’accroche au dogme de la monnaie unique, panacée qui ne fait qu'achever le malade. 

A droite comme à gauche, la nomenklatura est incapable de penser la situation. Or, si la situation lui échappe, c’est qu’elle défie tout simplement l'idéologie qu’ils avaient élaborée. Il ne leur reste plus que la pensée magique. Au milieu de l’acte III, la scène de la tragédie tourne à la comédie burlesque. Tous cherchent quelque chose à tirer du chapeau magique. Les libéraux et les "européistes" en sont aujourd'hui à peu près là où les Soviétiques et les Français en étaient au lendemain de Tchernobyl : les nuages radioactifs ne franchissent pas les frontières. Nous voudrions faire un pari : l’euro ne passera pas 2012. Ce n'est pas parce qu'une idéologie a échoué et nous a conduits dans le mur, qu'il faut la rendre encore plus contraignante par une "règle d’or".

Il y a eu, en plein milieu de l’acte III, une courte scène, rapide et vite éclipsée. Elle était belge ! Fin novembre, le premier acte citoyen de son gouvernement fut de recourir à l’emprunt d’Etat. L'inverse de ce qui avait fait jusque là. Rappelons en effet que la cause première de notre endettement souverain provient du choix des gouvernements d'emprunter sur les marchés, pour engraisser les banques, plutôt que de faire appel, civiquement, à la population. Comme c'était le cas jusque dans les années 1970. Et comme c'est, toujours, le cas au Japon. Sa dette est de 200% du PIB (plus élevée que la nôtre), mais la note japonaise n’a été dégradée que de 3 crans (AA) par la flibuste des agences de notation.

En réalité, il n'y a eu que des mauvais choix politiques des gouvernements, libéraux et soi-disant socialistes. Ils ont décidé d'enrichir les banques en leur payant des intérêts supérieurs à ceux qu'ils verseraient aux épargnants de ce  pays, quitte à vider, c'est pour bientôt, leurs comptes.

Mais alors, au commentaire inopportun de la scène belge, nous nous sommes faits rossés comme Sganarelle dans les pièces de Molière. Mais de quoi nous accuserait-on encore ? De « populisme » ? Rideau : l’accusation de populisme est l’accusation contre tous ceux qui osent encore parler du peuple et de la démocratie. « Nationaliste » ! On ne fait jamais dans le détail pour éviter le vrai débat du protectionnisme.

Enfin, et pour terminer, une note en fin de pièce Quand les socialistes se mettent à croire que la solution est dans la rigueur, ce n’est jamais bon signe. L'euro ou la démocratie? Ce sera le vrai choix de la présidentielle et des législatives. Et non pas celui qui sépare un libéralisme dur d'un libéralisme compassionnel et condamné à l'échec (comme le dit Mélenchon), en restant dans la nasse de Maastricht, dans le chloroforme de l’universalité rêvée et la prolétarisation progressive de la classe moyenne.

 




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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 15:07

lu dans le Parisien:

Impôts, taxes, allocations, réglementations… Rigueur oblige, les nouveautés du cru 2012 sont nombreuses pour les contribuables, épargnants et consommateurs. Voici les principales.

Cliquez pour agrandir :

Source : Le Parisien.

1er janvier 2012 : ce qui change pour le consommateur
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