Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 08:54

Crise : la Grèce peut prendre exemple sur l'Argentine de 2002

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L'ancien ministre de l'Economie argentin, Roberto Lavagna, a sorti son pays de la crise en 2002, en se passant des services du FMI. Lorsqu'il prend ses fonctions, en avril 2002, le peso est dévalué de 70%, le pays est en cessation de paiement, la dette privée s'élève à plus de 72 milliards d'euros, l'inflation annuelle flirte avec les 125% par an, le chômage explose, les petits épargnants sont ruinés et les troubles sociaux ont déjà fait plus de 30 morts dans le pays. Il préconise les mêmes solutions pour la Grèce :

A"Au plan économique, tout est semblable. L'Argentine avait établi une parité fixe entre le peso et le dollar, la Grèce est ficelée à l'euro, perdant ainsi le contrôle de sa monnaie. Un taux de change fixe associant des pays à forte productivité et d'autres dont la compétitivité est beaucoup plus faible ne peut qu'engendrer une crise. La Grèce est déjà dans sa quatrième année de récession, l'Argentine l'était également. Le déficit fiscal, le déficit des comptes courants, la chute vertigineuse du PIB, l'endettement, l'explosion du chômage... toutes les grandes données macro-économiques sont similaires. En revanche, la situation sociale de la Grèce est bien meilleure que celle de l'Argentine à l'époque. Au plan institutionnel, l'Argentine était par ailleurs un pays isolé alors que la Grèce fait partie de l'ensemble économique le plus puissant du monde.

Comment avez-vous tiré l'Argentine du chaos ?

Dès mon entrée en fonction, en avril 2002, j'ai décidé de changer radicalement notre manière de penser la sortie de crise.. Le mois suivant, j'étais à Washington pour rencontrer les dirigeants du Fonds monétaire international et leur expliquer que nos rapports allaient s'en ressentir. Depuis le début du marasme économique, en 1998, nous avions déjà eu deux programmes du Fonds pour un total de 51 milliards d'euros. Les deux ont été des échecs retentissants et certaines voix s'élevaient pour demander une troisième tournée de quelque 17 milliards supplémentaires.

Je n'ai pas voulu suivre cette voie et j'ai expliqué au Fonds que nous ne voulions plus de prêt et que nous sortirions seuls de la crise. La seule chose que j'ai demandé était un roll over partiel de toutes les échéances. Je me suis également engagé à payer les intérêts de la dette et une partie du capital. Mais pas tout et pas tout de suite. Cette position était tout simplement impensable pour le FMI car nous affichions notre volonté de fixer nous même notre propre politique économique. J'ai du leur expliquer trois fois de suite ma position avant qu'ils finissent par comprendre. A partir de là nous avons arrêté de soutenir financièrement les banques alors que le FMI nous l'imposait, exigeant même que nous privatisions la Banque de la Nation. Mais comme nous étions sorti du jeu, le Fonds n'avait plus de moyen de pression sur l'Argentine!

Vous avez donc oeuvré contre le FMI et vos principaux créanciers ?

Le sorties de crise se font en dehors des chemins tracés par le FMI. Cette institution propose toujours le même type de contrat d'ajustement fiscal qui consiste à diminuer l'argent qu'on donne aux gens - les salaires, les pensions, les aides publiques, mais également les grands travaux publics qui génèrent de l'emploi - pour consacrer l'argent économisé à payer les créanciers. C'est absurde. [...] On préfère sauver les banques plutôt que les gens qui ont des crédits immobiliers à rembourser. La première chose qu'on a faite nous, c'est de rallonger les échéances pour les propriétaires endettés. Les fonctionnaires du FMI nous ont alors dit que nous violions les règles essentielles du capitalisme! Ils oubliaient simplement que des gens ruinés ne consomment plus, ce qui obère une relance par la croissance.

Au lieu de payer les banques, la Grèce devrait investir dans l'éducation, les sciences et la technologie, financer des infrastructures et récupérer ainsi une certaine productivité, ne serait-ce que dans les secteurs des services ou du tourisme."

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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 08:31

Xavier Cantat (Europe-Ecologie) : « Je me fiche pas mal de la France »

 

BORDEAUX (via Infos Bordeaux) — Le bordelais Xavier Cantat, frère du chanteur de Noir Désir, Bertrand Cantat, était l’invité jeudi de l’émission « Les Grandes Gueules » sur RMC info.

Interrogé sur le slogan choisi par Nicolas Sarközy « la France forte », celui qui est également le « compagnon » de la secrétaire générale des Verts, Cécile Duflot, a donné une surprenante réponse : « Je me fiche pas mal de la France. La France est un hasard historique (…) je ne me sens pas plus Français que Sénégalais » !

Après les propos controversés d’Eva Joly, cette déclaration de celui qui est maire adjoint à la culture et à la jeunesse de Villeneuve St Georges et militant des Verts, jette un doute sur les réelles motivations politiques d’Europe-Écologie.Et nous, on se fiche pas de ce micro parti, qui ne représente rien sinon des lobbies et qui touche des subventions (nos impôts) sans rapport avec ce qu'il représente.Stop.................

Par over - Publié dans : magazine,tribune libre - Communauté : Vu de droite
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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 08:19

                                                 La belle mort de l'athéisme moderne

                                                                                                          PRIX :15,00 euros

L'athéisme est mort

Après avoir crié "Dieu est mort", les cultureux de tous pelages commencent à réaliser que l'athéisme ne tient pas la route. C'est ce que souligne Philippe Nemo, dans un petit livre tout à fait passionnant, intitulé La belle mort de l'athéisme moderne. Belle mort ? Il faut remonter à l'expression "mourir de sa belle mort". L'athéisme moderne est mort, mais personne ne l'a tué, il est mort de sa belle mort. Il est mort parce que les hommes ont compris qu'il n'apportait rien, que l'athéisme ne rendait pas plus heureux, que ce n'était pas la peine de refouler Dieu en soi, puisque l'absence de Dieu ne nous donnait rien de plus et nous mettait souvent dans des situations inextricables.
On ne comprendra pas l'importance du livre de Philippe Nemo, si l'on oublie de quels sentiments est faits l'athéisme moderne. Comme l'a expliqué naguère Claude Tresmontant dans Le problème de l'athéisme, l'athéisme moderne est avant tout un antithéisme : "Si Dieu existait, écrit Sartre dans sa célèbre petite conférence L'existentialisme est un humanisme, ce serait une raison supplémentaire pour nous de le combattre". Philippe Nemo fait un récapitulatif des diverses formes de cet athéisme moderne, et il souligne à chaque fois qu'aujourd'hui telle forme est morte : le positivisme est mort, la libre pensée se fait croire à elle-même qu'elle existe encore, c'est uniquement un effet de la censure "correcte" si elle a encore quelque chose à dire, mais les obédiences maçonniques découvrent qu'elles sont fondées sur un modèle théologico-politique dépassé. La critique biblique a dû en rabattre depuis Spinoza (1670) ; aujourd'hui l'exégèse reste massivement en faveur du fait biblique : plus personne ne nie l'historicité du Christ ou l'originalité de sa parole. Quant à la recherche d'un absolu philosophique, à travers le hégélianisme ou les méditations plus ou moins échevelées de Heidegger, il faut bien reconnaître que  toutes ces sectes intellectuelles (si belles dans leur prétention) sont dans l'échec. Après tout un Maxence Caron a raison d'essayer de théologiser tout ça : que peut-on faire d'autre de la pensée allemande que la reconduire au christianisme qui a été sa matrice... haïe...Autre forme d'athéisme : l'Absolu artistique. Il relève aujourd'hui de la galéjade : l'art contemporain nous en a débarrassé. Le cinéma de Bayreuth et des wagnériens en transe en constitue l'exacte limite. Nietzsche lui-même doit se résigner à le reconnaître dans Le cas Wagner.
Que reste-t-il ? Les diverses formes de syncrétisme... Cela a été l'enthousiasme de Mai 68, la vie entre Bouddha et Jésus super-star (le nouveau bouddhisme forme ultime du nihilisme européen disait déjà Nietzsche). Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce syncrétisme scout a du plomb dans l'aile. Quant au néo-bouddhisme... Qui y croit vraiment ? Tout cela fait partie de ce que Gérard Leclerc a appelé avec raison le bricolage religieux. Je ne parle pas des millénarismes laïcisés que sont les différentes idéologies : qui croit au Paradis sur la terre aujourd'hui ? Même la mondialisation, cette idéologie ultime, engendre déjà... la Grèce d'aujourd'hui, ses manifestations, ses incendies, ses élections anticipées, ses diminutions de salaire ! C'est dire.
Il est vrai qu'il n'existe plus aucune forme de l'Absolu qui tienne la route, hormis le christianisme, le plus tôt contesté, et qui demeure encore debout malgré toutes les critiques, qui demeure non seulement comme une religion populaire mais comme une perspective vitale qui, aujourd'hui séduit aussi les intellectuels. Le christianisme a affronté toutes les questions de la modernité depuis l'origine. Il a passé "deux siècles chez Lucifer" comme disait Maurice Clavel, désignant la crise de la conscience européenne et ses suites. Il s'en est sorti, sous la houlette de Benoît XVI, intellectuel chrétien décomplexé !
Je laisse à Philippe Nemo la conclusion de ce panorama qu'il dresse avec tant de force dans son livre La belle mort de l'athéisme (éd. PUF 15 euros) : "Les deux siècles chez Lucifer ont fait passer le christianisme par la plus terrible épreuve du feu qu'il ait subi dans son histoire. Mille vieilleries - superstitions, croyances naïves, adhérences politiques, anthropologiques et sociologiques... - ont été brûlées et ne reprendront plus jamais consistance. Mais ce qui a résisté au feu est l'or incorruptible de l’Évangile et de l’Église. La tâche du jour est donc de dégager intellectuellement cet or des scories auxquelles il est encore mêlé".
Je voudrais ajouter que ce feu auquel Philippe Nemo fait allusion, feu à travers lequel doit passer tout ce qui se déclare oeuvre de Dieu (I Cor. 3, 11-15), ce feu touchera d'abord - et il a déjà commencé à le faire - les adaptations les plus récentes, les "expériences" les plus contemporaines. Ne demeurera que la sainte Tradition, non pas comme une forme passéiste, mais la Tradition apostolique dans sa permanente actualité, dans sa persistante efficacité, dans son irritante affirmation d'elle-même.
Par over - Publié dans : Société - Communauté : Vu de droite
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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 07:52

Et le résultat fut, match nul.....Qui aurait parié sur Montpellier et son budget de 33 millions d'euro face au 150 millions du Psg.Comme quoi même dopé  aux millions qataris ce club de Paris n'est sûr de rien!Le plus grand entraîneur du monde qu'est Ancelotti associé au "manager mondialiste"Leonardo,tous les deux bien de chez nous,font match nul avec le patron de Montpellier appelé Loulou;c'est magnifique!Une multinationale gavée d' argent fait match nul avec une Pme!C'est drôle,non!Pas de morale à en tirer, mais quand même.....c'est un "sport" ce football qui est vraiment ridicule et à l'image de notre époque. 

Par over - Publié dans : ECONOMIE - Communauté : Le Sarmiento
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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 07:17

Consommer, encore et toujours, à en mourir...Se promener en famille dans les centres commerciaux ou des salariés payés au minimun vous attendent pour que vous achetiez des produits inutiles,cela vous donne envie? 

 

Documentaire. Le refrain est connu, mais il n’est jamais mauvais de se le faire répéter : l’avènement de la consommation de masse a profondément transformé le rapport de l’humain aux objets, aux désirs, aux autres, à l’envie,à` l’environnement... Moins libre, plus individualiste, plus angoissé et surtout destructeur aveugle de ressources naturelles, le consommateur est passé en près de 50 ans de l’état de moteur d’une économie en mutation à celui de tare inquiétante dans un système dont la redéfinition serait aujourd’hui inévitable.,. Des fondements de l’American way of life (Le rêve américain), dans les années 1950 et 1960, à la consolidation de la propagande commerciale, dans les années 70, en passant par la vie de banlieue et le syndrome du voisin gonflable, la balade dans les méandres de nos travers et paradoxes humains est plus que fascinante avec ses assemblages de messages publicitaires d’époque, ses rencontres avec des penseurs de la modernité et ses petites vox populi où les citoyens-consommateurs prennent conscience, au milieu d’un centre commercial, de la futilité de leurs désirs. Il y est question de pollution, d’exploitation mondialisante, de l’affaissement des valeurs morales induit par le goût de la propriété, d’irrationnel, mais aussi des centaines de produits qu’un ménage moyen américain possède et dont la nomenclature, débitée en guise d’introduction de ce documentaire, est étourdissante. Il y a aussi des révélations troublantes : actuellement, les humains ont besoin de 1,2 Terre pour répondre à leurs besoins de consommation. Si la planète entière se mettait à vivre et à` consommer comme les Américains, dit Brockhoff, c’est de cinq Terre dont on aurait collectivement besoin. Et bien sûr, toutes ces révélations nous laissent perplexes. ... (lire la suite)

Par over - Publié dans : Histoire - Communauté : Le Sarmiento
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