Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 16:27

Martial Bild : "J’ai choisi mon camp : c’est celui des forces de la vie"(salon beige)

UntitledMartial Bild, membre du bureau politique du Parti de la France et ancien conseiller régional d'Ile de France, développe longuement, dans un entretien sur internet, ses positions dans le domaine des valeurs, de la défense de la vie,  sur la famille, le mariage et le PACS, sur l'Eglise et la marche pour la vie mais aussi sur l'euthanasie :

Sur la vie :

"La valeur essentielle, c’est la vie. Il y a d’un côté des forces de vie et de l’autre côté des forces de mort. J’ai choisi mon camp : c’est celui des forces de la vie. Ce n’est pas le camp le plus simple (…) mais c’est celui qui peut créer les conditions du bonheur. Le fondement du rôle du politique, c’est de créer les conditions du Bien commun, du bien-être même (…)"

Sur la famille et le mariage :

"La loi est faite pour organiser la chose publique dans l’intérêt général et non pour répondre aux exigences de tel ou tel groupe d’intérêt spécifique. Il faut reconnaître le mariage comme l’union naturelle et stable entre un homme et une femme pour transmettre la vie et éduquer les enfants (…)"

"La réaffirmation du droit naturel, ça doit être de rappeler des normes simples et tangibles. Il faut inscrire dans la constitution aujourd’hui ce qui paraissait évident hier et qui ne l’est plus, que seuls les couples mariés composés d’un homme et d’une femme sont reconnus par la loi et par la Nation (…)"

Sur la PACS :

"Tout le monde y est favorable à part le Parti de la France. Je reste éberlué par ce pacte qui, à la fois était dirigé vers les couples homosexuels, et dont on sait aujourd’hui qu’il a été « trusté » par les couples hétérosexuels qui y ont trouvé des avantages fiscaux. Mais ce PACS est indigne en ce qu’il contient en lui-même la notion de répudiation. C’est la possibilité de répudier unilatéralement son conjoint. A part la charia, pour les femmes, cette notion de répudiation avait été évacuée dans la loi française (…) On a pas avancé avec la PACS, on a reculé (…)"

Sur l"Eglise et la marche pour la vie :

"Je crois qu’il faut laisser le temps à l’Eglise (…) Les catholiques de tradition qui ont mené beaucoup de combat et qui ont été les pionniers de tous ces combats, il faut leur rendre hommage parce qu’ils l’ont fait souvent sous l’opprobre alors qu’ils avaient raison  et aujourd’hui, tout leur donne raison (…) L’Eglise prend son temps, elle évolue à son rythme. L’Eglise n’est pas un parti politique. L’Eglise, c’est deux mille ans d’histoire traversés avec un rythme qui n’est pas forcément celui que nous voudrions. J’ai fait toutes les marches pour la vie (Renaissance Catholique, docteur Dor, life parade, MPLV) (…) Au début, nous étions quelques centaines. Maintenant, on est 30 000. Avant, il n’y avait pas d’évêque (…) La dernière fois, il y a avait des évêques dans la manifestation. Trente-deux évêques la soutenaient (…) J’ai lu le petit opuscule du cardinal archevêque, président de la CEF, qui sur les questions de bioéthique est parfaitement clair (…) Il y a des évolutions dans les paroisses. Partout, des jeunes prêtres sont plus concernés et des anciens qui voient aussi les choses (…)"

Sur l'avortement :

"L’avortement est une question difficile car elle est diabolisée. On est placé devant 220 000 avortements par an. Ce chiffre-là ne se réduit pas alors que les moyens contraceptifs sont plus performants, plus accessibles, que les campagnes d’information se multiplient, alors que l’on forme dans les lycées, dans les collèges et bientôt dans les maternelles à la sexualité. On ne devrait pas aboutir à cette forme extrême qui est l’avortement. S’il y en a 220 000, c’est qu’on a échoué complètement. La politique voulue par Simone Veil (...) est aussi un échec cuisant, dramatique et criminel. Il faut bien revoir la loi Veil (…) Il faut se donner les moyens de lutte contre l’avortement mais pas en l’imposant (…) Il faut donc créer toutes les conditions économiques, sociales, familiales, politiques pour arriver à ce que les 220 000 avortements se réduisent à zéro le plus vite possible. C’est le rôle des politiques. Mais cette politique n’a jamais été menée : l’adoption prénatale, l’aide aux parents, l’aide économique ou sociale aux parents qui garderaient l’enfant (…) Il faut informer. Il doit y avoir des campagnes contre l’avortement (…) Nous ne pouvons pas rester dans une vision de mort qui est celle d’accepter 220 000 avortements (...)

Je considère que l’avortement est une forme de barbarie. Je ne mets pas en cause les personnes. La politique, la société que nous voulons créer ne peut pas accepter cela. Nous devons nous placer du côté de la vie, pas du côté de la mort (…)" 

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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 15:53

                                   

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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 09:00

Le parquet fait appel de la relaxe d'Houria Bouteldja.C'est drôle je ne l'ai pas lu ce matin dans la presse! 

Bonne nouvelle pour une fois, lue sur le site de Bernard Antony :

"Suite à l’appel interjeté par l’Agrif à l’encontre du jugement vraiment surprenant rendu le 25 janvier 2012 par le Tribunal correctionnel de Toulouse, le procureur de la République a décidé de reconnaître et d’accompagner notre démarche très légitime en exerçant son droit de recours devant la Cour d’Appel.
Il considère en effet que le jugement du tribunal présidé par monsieur Guillaume Roussel est d’abord entaché de graves irrégularités de forme notamment en ce qu’il s’appuie sur les déclarations de témoins recueillies en dépit des règles les plus impératives du code de procédure pénale.
Il observe ensuite que le jugement n’a pas du tout pris en compte les termes de la plainte de l’Agrif selon laquelle la communauté évidemment identifiée, désignée et injuriée est bien celle des « blancs » ; « ces blancs », qu’ « il faut rééduquer », qu’ « il faut bien nommer », et qu’Houria nomme en effet : « moi, je les appelle des sous-chiens ».
Est-il vraiment croyable que l’on n’ait pas saisi le réciproque renforcement injurieux de ces propos additionnant :
  •  le dédain menaçant : « ces blancs »  qu’ « il faut rééduquer ». 
  •  le mépris pour ces moins que rien : « ces blancs, il faut bien les nommer ».
  •  le racisme dégoulinant : « moi, je les appelle des sous-chiens ».
Qui, sérieusement, pourrait prétendre ne pas voir là l’expression d’une venimeuse haine raciste ?
L’Agrif attend désormais avec confiance de la Cour d’Appel de Toulouse la juste condamnation d’Houria Bouteldja."
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 08:20

Quel est le budget du parti socialiste ?

PS budget depenses L argent du Parti socialiste

Avec 55 millions d’euros de recettes en 2010, le PS est le parti politique le plus riche de France.

D’ où vient l’ argent du PS ?

Le PS tire principalement ses recettes d’un financement public directement lié à ses résultats électoraux ( 23 millions d’euros), mais aussi des cotisations des élus ( 15 millions d’euros) et des adhérents (9 millions d’euros).

Les recettes du PS ont baissé de 3,7% en 2010 par rapport à l’exercice 2009. Cependant, le PS a pu dégager plus de 140 000 euros d’excédent en 2010 ( contre 2 millions d’euros en 2009).

Le PS a dépensé 55 millions d’euros en 2010, dont 18 millions pour les frais de fonctionnement, 19 millions pour les frais de personnel, et 3,4 millions pour le budget communication. Le PS a également versé 6 millions d’euros à d’autres organismes, comme
la Fondation Jean Jaurès, l’ Internationale socialiste, et les sections locales du PS.

source: linternaute.com

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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 08:08

Syrie: Damas affronte une guerre de l'information acharnée

La Syrie fait face à une guerre acharnée de l'information, a annoncé vendredi à RIA Novosti  Yasser Houria, membre de la direction régionale du Baas, le parti au pouvoir dans le pays.

"Nous avons déjà l'occasion de voir des reportages vidéo sur des événements qui n'ont jamais eu lieu en Syrie, se déroulant, le plus probablement, à Yémen. Certaines chaînes télévisées possédant une bonne réputation ont cessé de dire la vérité", a affirmé le responsable. Selon lui, ces chaînes se réfèrent très souvent à des appels téléphoniques de témoins qui prennent des pseudonymes ou préfèrent garder l'anonymat.

M.Houria a déclaré avoir la certitude que l'objectif de la guerre de l'information déchaînée contre son pays était de renverser le régime actuel.

"Depuis le début, il est clair qu'ils veulent exercer une pression sur la position de la Syrie. La Syrie est un pays souverain qui prend lui-même ses décisions. Aucun parti, aucun pays n'ont le droit de s'ingérer dans nos affaires intérieures", a conclu l'interlocuteur de l'agence.

RIA Novosti

 

Yasser Houria, vice président du « Dialogue national » en Syrie dénonce la guerre médiatique acharnée dont son pays est victime (interview)

Yasser Houria, vice président du « Dialogue national » en Syrie dénonce la guerre médiatique acharnée dont son pays est victime (interview)

-Docteur Yasser, bonsoir. Avant tout, je voudrais vous remercier d’avoir accepté de répondre à nos questions. Tout d’abord, je voudrais évoquer le discours d’hier du président syrien Bachar al-Assad devant la direction du Baas, lorsqu’il a annoncé la fin de l’opération militaire contre les extrémistes et les combattants armés. Pourquoi les autorités ont-elles eu recours à l’armée, et pas à la police?

-Avant tout permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue à Damas et de vous mettre au courant des événements récents. Tout a commencé par les manifestations sociales et nous avons dit que les revendications étaient justifiées, et qu’il fallait les remplir. Les gouvernements précédent et actuel ont pris de nombreuses mesures visant à satisfaire les exigences d’une grande partie de la population. Mais avec le temps nous avons commencé à noter que les slogans devenaient plus politiques et appelaient au renversement du régime.

Des individus armés s’infiltraient dans les manifestations, se faisant passer pour des protestataires, et ils assassinaient en accusant de ces actes les forces de sécurité ou la police. Bien sûr, une telle situation était inadmissible, car finalement ces individus armés ont commencé à contrôler des quartiers et même des villes, ils installaient des barricades et contrôlaient les papiers des citoyens, ils exigeaient de l’argent et obligeaient même les gens à fermer leurs magasins et à porter des banderoles avec des slogans qu’ils ne partageaient pas, ils obligeaient les gens à participer à ces manifestations. Et en cas de refus ils menaçaient de brûler leurs magasins ou de les tuer.

Voici où nous en sommes. En réalité, nous n’assistons pas aux manifestations pacifiques, telles qu’ils le disent, mais aux actions armées. La majorité de ces individus armés sont des extrémistes musulmans qui veulent créer des émirats musulmans et anéantir l’Etat laïque. Nous pensons qu’en Syrie il existe une opinion populaire générale contre cela. Majoritairement, la population est en faveur d’un Etat laïque et du président Bachar al-Assad. Le peuple veut la paix, le calme et la stabilité. La population syrienne profitait d’une paix et d’une tranquillité qui n’existent dans aucun autre pays. Et les gens étaient reconnaissants au gouvernement pour la sécurité et la tranquillité qui régnaient dans le pays. Aujourd’hui nous souffrons de l’absence de tout cela à cause de l’apparition de ces extrémistes. Bien sûr, les unités spéciales de la police ont essayé de lutter contre ces individus armés, mais l’état de trouble actuel est dû à leur armement sophistiqué, à leur niveau de préparation et à leurs opérations, dont le kidnapping, les attaques des commissariats, des tribunaux, l’incendie des établissements publics, le pillage des universités et des banques. Je pense qu’aucun pays de pourrait tolérer des individus armés voulant contrôler les villes les unes après les autres et enfin de compte s’emparer du pays tout entier.

Nous avons dit à maintes reprises que celui qui souhaite changer le régime doit utiliser ses droits et que le seul moyen possible passe par les élections. Je ne pense pas que ces groupes armés ont la possibilité d’arriver à leur fin. D’autant plus que nous avons dû faire appel à l’armée, et en réalité c’est la population qui l’a demandé, car ni la police, ni les forces de sécurité n’étaient capables de résister à ces bandes armées. Elles utilisaient des explosifs et des armes modernes. Nous avons même trouvé chez les combattants des armes et des balles qui ne sont pas utilisées dans notre armée. Cela signifie qu’un tiers leur fournit des armes et un soutien financier. Je voudrais ajouter que beaucoup de contestataires ont manifesté pour de l’argent.

En d’autres termes, je veux dire que quelqu’un sponsorise ces manifestations. Beaucoup de manifestations n’ont duré que 15-30 minutes. Pendant ce temps les manifestants se filmaient avec leurs téléphones portables afin d’envoyer les vidéos sur internet, YouTube et aux agences d’information. Ils scandaient des slogans antigouvernementaux. En fin de compte cela nous a contraints de faire intervenir l’armée, car sa mission est de protéger la population, le pays et la loi. Aujourd’hui, l’armée a quitté les villes et les points chauds après avoir rempli sa mission avec succès. Beaucoup de journalistes ont visité ces endroits. Ils ne voyaient aucun dégât, aucune trace d’obus de chars ou d’artillerie. L’armée a utilisé les mêmes types d’armes que les groupes armés. L’armée n’a pas utilisé d’armes lourdes pour régler cette question, elle luttait sur un pied d’égalité.

Je voudrais ajouter que les forces de sécurité et la police ont saisi beaucoup d’armes, et certains entrepôts n’ont pas encore été localisés. Hier, la télévision syrienne a annoncé que les véhicules saisis étaient remplis d’armes, et d’autres véhicules en provenance d’Irak et du Liban ont également été arrêtés. La frontière syrienne est très longue et ouverte aux voisins, et pour cette raison le trafic d’armes existe réellement. Je pense que les extrémistes sont bien armés et reçoivent un soutien de l’étranger, et pour cette raison leurs exigences sont différentes de celles du peuple, et ne poursuivent pas un but social, politique ou économique.

-La presse parle de guerre de l’information. De quoi s’agit-il, et quel est son but?

-En réalité, depuis le début de la crise, nous sommes confrontés à une guerre acharnée de l’information dirigée contre la Syrie. Cette guerre était menée par certaines chaînes connues. Nous avons déjà remarqué des reportages vidéo truqués d’événements qui n’ont jamais eu lieu en Syrie, mais plutôt au Yémen. Ils ont été filmés à un autre endroit, mais la télévision affirme que ces événements se sont produits en Syrie. Même si certaines chaînes avaient auparavant une réputation positive, aujourd’hui il s’est avéré qu’elles ont cessé de dire la vérité. Elles s’appuient sur des appels de témoins.

Or, ces témoins sont des inconnus qui se cachent derrière des pseudonymes et décrivent une situation très difficile dans le pays. Mais en réalité ce n’est pas le cas. Par exemple, il a été annoncé que des personnes avaient été tuées. En réalité ces personnes sont toujours en vie. On a parlé de tirs d’armes lourdes, mais c’est faux. Au début, le tableau était flou, mais aujourd’hui il est clair qu’il s’agit d’une guerre de l’information. Quel est le but de cette guerre? Certaines agences d’informations, liées d’une quelconque manière à la politique occidentale, unies par le même but, veulent renverser le régime actuel en Syrie. Ils veulent conquérir la Syrie.

-Dans le message du président Bachar al-Assad il est question de la nécessité de mettre en œuvre des réformes. Qu’est-ce qui a déjà été fait et quelles réformes est-il prévu de réaliser?

-Je voudrais dire que dans la mesure du possible nous avons rempli les exigences sociales du peuple: l’état d’urgence a été levé, le salaire des fonctionnaires a été relevé et la Cour de sûreté de l’Etat a été abolie. Le gouvernement a adopté des lois appropriées au processus de réformes, dont la principale concerne la création du département de lutte contre la corruption, une loi sur la création des partis, sur les élections sous le contrôle des instances judiciaires: une nouvelle étape également. Les autorités ont adopté une nouvelle loi sur l’information. Il ne reste qu’une seule question: la constitution.

J’espère que prochainement le président annoncera les informations relatives à la constitution et aux réformes dans ce domaine. De plus, l’ancien cabinet a été dissous et un nouveau gouvernement a été nommé, beaucoup de mesures ont été prises pour mettre en œuvre les nouvelles réformes. Je voudrais dire sincèrement que les réformes sont une nécessité nationale. Nous croyons tous en ces réformes et le président Bachar al-Assad a son propre programme de réformes et est lui-même un réformateur. Il veut mettre en œuvre ces programmes. Certains exigent l’accélération des processus, mais ce programme requiert du temps. Un mois ou deux sont un délai bien trop court.

-Prochainement, le Conseil de sécurité des Nations Unies prévoit de se réunir pour aborder la situation en Syrie. Qu’attendez-vous de cette réunion? Vous attendez-vous à l’adoption de sanctions supplémentaires, ou pensez-vous que la situation va se normaliser? Ou pourrait-on s’attendre à ce que la position des pays change à ce sujet?

-Comme vous l’avez fait remarquer, certains pays européens et les Etats-Unis s’appuient sur les informations diffusées par certains médias. Et comme je l’ai déjà dit, depuis le début ils ne sont pas dignes de confiance, une partie des informations est falsifiée. On dit qu’il existe à Hambourg un groupe spécialisé dans la fabrication de films, et le même groupe existe au Liban. Ils préparent des films pour dresser le peuple contre le gouvernement syrien. Je voudrais souligner que c’est faux: il y a des manifestants, la majorité du peuple soutien le président Bachar al-Assad et ses plans de réformes.

Comme vous le savez, les Européens avaient tentés auparavant de faire adopter une résolution contre la Syrie disant que Damas utilise la force. Je voudrais remercier la Russie et la Chine pour leur neutralité, car elles ont une vision globale de la situation. Elles ont perçu dans ces événement toute la vérité, et pas seulement une partie. Elles ont adopté leurs positions en partant de ce qu’elles avaient vu. Au nom de la société de l’amitié russo-syrienne et du peuple syrien je voudrais remercier le peuple russe et le gouvernement russe pour cette position. Et nous espérons que les autorités russes maintiendront cette position pour établir la vérité. La Russie a adopté une bonne position car notre propre position est juste. Le Conseil de sécurité des Nations Unies peut adopter toutes les résolutions qu’il voudra, mais qu’est-ce qu’elles apporteront?

Nous avons affaire à la réalité. Ceux qui viendront en Syrie verront ce qui se passe et changeront immédiatement leur opinion sur les événements. Nous avons invité beaucoup de journalistes et de représentants des médias. Ils ont vu de leurs propres yeux ce qu’il se passe et ont changé d’avis. Mais certains ne veulent pas regarder la vérité en face. L’ambassadeur américain est allé personnellement à Jisr al-Choughour, et il a vu de ses propres yeux les destructions causées par les groupes armés. Vous vous souvenez peut-être qu’il s’est également rendu à Hama pour soutenir les contestataires. Ils ont leur propre programme, différent de celui des manifestants, ils provoquent et financent. Vous vous souvenez peut-être que The Washington Post a annoncé que les Etats-Unis avaient offert à l’opposition syrienne 6 millions de dollars pour atteindre les objectifs qu’ils poursuivent: le grand Moyen-Orient et la division de cette région en utilisant les diverses confessions. Comme vous le savez, l’une des principales caractéristiques de la Syrie est la coexistence de diverses religions.

Nous la considérons comme une source de richesse, et non pas de discorde. Et aucun problème n’est jamais survenu. Or, ils incitent les gens à s’affronter et au final une guerre civile éclatera en Syrie. Il s’agit d’une ingérence directe d’une grande puissance qui doit jouer un rôle positif dans le monde. Elle doit assurer la sécurité, et non pas être une source de troubles dans les régions. Ils veulent initier un conflit dans cette région afin que la Syrie, le Liban et d’autres pays de la région soient morcelés et affaiblis. Afin qu’Israël devienne l’Etat le plus puissant dans la région, qu’Israël se sente en sécurité. Pourquoi les Etats-Unis n’apprécient-ils pas la résistance au Liban? Pourquoi n’apprécient-ils pas la position politique de la Syrie pour le retour du plateau du Golan et des territoires occupés? Parce que cela déplaît à Israël. Et ce qui déplaît à Israël, déplaît aux Etats-Unis.

-Etant donné la situation actuelle, je voudrais savoir comment la situation en Syrie se répercute sur les relations entre la Russie et la Syrie? Ont-elles été affectées d’une manière quelconque? Quel est l’état actuel des relations russo-syriennes?

-Il y a ce proverbe: c’est dans le malheur qu’on reconnaît ses vrais amis. Le peuple russe a toujours été un ami de la Syrie et de tous les peuples arabes. Je n’oublierai jamais la guerre du Kippour. En 1973 j’étais officier, et je voyais de mes propres yeux les frères russes qui se tenaient à côté de nous, et nous soutenaient non seulement sur les champs de bataille, mais également dans d’autres domaines. Nous voulons, notamment dans la situation actuelle de crise, revoir nos relations avec la Russie amie pour les améliorer à tous les niveaux. Le peuple russe était et demeure l’ami du peuple syrien. Nous espérons que cette crise conduira au renforcement de nos relations, et non l’inverse.

Monsieur le président se montre également intéressé par le bon état de ces relations. Je suppose que ces relations s’amélioreront à l’avenir, toutes les relations politiques, économiques, sociales et dans d’autres domaines s’amélioreront. Je sais quel amour le peuple russe éprouve pour le peuple syrien, et à son tour la population syrienne aiment beaucoup ses frères russes. Vous le voyez probablement dans la rue, en Syrie, lorsque les Syriens font connaissance avec un touriste russe, ils le traitent avec beaucoup de respect, car nous savons que la position de la Russie, dictée par la volonté de son peuple, est une position de principe qui n’est pas basée sur un intérêt mercantile. Nous aspirons à l’amélioration de ces relations.

-A la lumière des événements actuels, récemment l’armée israélienne a posé des mines supplémentaires dans les territoires frontaliers avec la Syrie. A votre avis, pourquoi cette action à ce moment précis?

-Je voudrais vous dire que pour la première fois de l’histoire de la guerre israélo-arabe, Israël se sent en danger. Pourquoi? Parce que la Syrie et le Front national de résistance libanaise ont réussi à infliger un préjudice considérable à l’armée israélienne, notamment pendant la guerre de 2006. Toute la grande technologie militaire moderne d’Israël n’a pas réussi à résister aux frappes puissantes du Front national de résistance libanaise. Ainsi, il s’agit d’un nouveau phénomène dans la région. Le mythe de « l’armée invincible » [israélienne] a été brisé. Cette notion a perdu son sens à jamais. Israël saura que si le peuple arabe se taisait pendant une certaine petite période, à l’avenir il ne se taira plus, il reprendra ses terres, de gré ou de force ces terres seront récupérées.

-Après le début des troubles en Syrie, les contacts entre la Turquie et l’Arabie saoudite sont devenus plus actifs. Comment interprétez-vous ces contacts? Et que pensez-vous du rôle de ces pays dans le règlement de la situation en Syrie?

-Nous nous efforçons de maintenir de bonnes relations avec tous les pays arabes. Nous mettons en œuvre toutes les mesures possibles pour que ces relations restent à leur niveau normal. Toutefois, le fait est qu’au début certains signes indiquaient qu’ils comprenaient la situation en Syrie, car ils reconnaissaient l’existence des groupes armés. C’est le principal point d’accord entre nous. Je pense qu’ils avaient des attitudes positives envers nous, mais lorsque Madame Clinton a fait sa déclaration, ils y ont réagi et il est arrivé ce qui est arrivé, et probablement à ce moment leurs positions ont commencé à changer.

Bien sûr, nous sommes conscients que l’Arabie saoudite et d’autres pays procèdent par insinuations à l’intention de leur propre peuple et d’autres. Nous sommes convaincus que le roi Abdallah est un homme raisonnable et juste, il connaît bien l’attitude du président Bachar al-Assad envers lui, l’Arabie saoudite et tous les dirigeants arabes. Nous aspirons aux meilleures relations possibles avec les frères arabes. Toutefois, nous traversons une crise et souhaitons que nos voisins et frères arabes comprennent la situation, et s’ils veulent voir la vérité, ils peuvent envoyer des délégations pour constater ce qui se passe sur place. S’ils voient de leurs propres yeux ce qui se produit, je suis convaincu que leur position changera. Au stade actuel, ils sont influencés par les Etats-Unis, mais je pense que prochainement les relations redeviendront comme avant.

-Le gouvernement syrien ne craint-il pas la répétition du scénario libyen?

-Bien sûr, une telle crainte existe. Les groupes armés voulaient utiliser le facteur confessionnel et ont tenté de montrer aux gens qu’un groupe religieux attaquera un autre groupe religieux. Mais dans notre pays nous vivons comme des frères, dans les mêmes immeubles et dans les appartements voisins, pour cette raison l’amour et la compréhension mutuelle du peuple rendent la Syrie plus forte. En quoi consiste la force de la Syrie? Tout le peuple est uni, et il soutient le président Bachar al-Assad. Je voudrais confirmer que la crise touche à sa fin. C’est un élément de force, cela a aidé le gouvernement et le peuple syrien à résister à cette conspiration. Ce plan échouera forcément. Je ne peux pas dire que cela se produira dans une semaine ou dans un mois, peut-être que cela prendra un peu plus de temps, mais je peux dire que le gouvernement aspire fortement à préserver l’Etat et sa réputation. Aucun groupe d’individus n’a le droit de porter atteinte à la réputation de l’Etat et du gouvernement ou de fomenter une révolte armée quelque part en Syrie. Il a été décidé de résister à ces individus par tous les moyens.

-En raison des troubles dans certaines villes syriennes, ne vous attendez-vous pas à une éventuelle provocation d’Israël au Liban ou dans la bande de Gaza?

-Bien sûr, c’est possible: ce qui se passe en Syrie est inséparable du plan qui se prépare pour la région. Ainsi, on peut s’attendre à tout. Je veux dire que nous sommes prêts à toute situation. Israël pourrait provoquer un conflit ou des opérations militaires, mais nous sommes prêts à faire face à de telles situations.

Interview accordée à RIA Novosti par Yasser Houria, membre de la direction régionale du Baas, vice-président du « Dialogue national ».

Propos recueillis par Sergueï Sarymov, envoyé spécial à Damas

 

Interview accordée à RIA Novosti par Yasser Houria, membre de la direction régionale du Baas, vice-président du "Dialogue national".

 

MOSCOU, 31 janvier - RIA Novosti

L'opposition syrienne non violente a consenti à tenir des négociations avec les autorités du pays, a annoncé mardi l'ambassadeur de Syrie en Russie Riyad Haddad dans une interview accordée à la radio Écho de Moscou.

"Nous sommes prêts à mener des entretiens avec l'opposition qui existe actuellement (en Syrie) et qui a accepté le dialogue (avec les autorités)", a déclaré le diplomate.

Selon lui, les autorités du pays ne considèrent pas les groupes armés qui luttent contre l'armée syrienne comme une véritable opposition.

"Ce n'est pas une opposition, c'est un groupe armé qui exécute des ordres étrangers", a indiqué le responsable, en ajoutant que ces militants refusaient de se rendre ou de mener des négociations avec les autorités, et "obéissaient à des directives américaines".

Par over - Publié dans : Histoire - Communauté : Le Sarmiento
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